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le 6 janv. 2019
SuivreLe délire ou la vie
Une terrible histoire nous est contée ici par Sébastien Gnaedig, dont je ne peux pas vous révéler grand chose ici, si ce n'est que la bande dessinée s'appuie sur le roman éponyme de Sorj Chalandon,...
Profession du père est d'abord un livre. Un livre que j'ai beaucoup aimé, dur et implacable. Et puis c'est devenu une BD et malheureusement, une interprétation un peu fade, presque sans saveur. Et pourtant j'avais beaucoup apprécié la couverture, un peu rétro.
Premier constat, les dialogues sont repris mots pour mots, sans vérifier je dirais à la virgule près. Donc lire cette BD après avoir lu le bouquin n'apporte rien de nouveau en terme de texte. Vous me direz "Le texte est bon, pourquoi le changer ?" et vous n'auriez pas tort dans l'absolu! En effet pourquoi changer un texte de qualité, ciselé, effrayant et dramatiquement drôle par instant, alors que la BD pourrait simplement le transcender par une proposition graphique à la hauteur du texte.
Et c'est là, selon moi, que le bât blesse...En effet, avec un dessin en retrait, parfois (volontairement?) maladroit, la BD ne parvient que rarement à donner le sentiment que cette interprétation était pertinente à défaut d'être nécessaire. Mettre en image de cette façon un texte comme ça m'a paru finalement assez vain. Etant donnée l'efficacité du bouquin, je recommande plutôt le livre que cette réinterprétation qui manque d'audace et de personnalité.
Je pense en revanche qu'un primo-lecteur pourra y trouver son compte mais je l'invite à se pencher sur la version sans image...
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Créée
le 4 juil. 2018
Critique lue 394 fois
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le 6 janv. 2019
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