Un parapluie qui rend amoureux, un cours de natation qui tourne mal, des nouilles qui décuplent la force, une poupée flippante, un démon guerrier surpuissant, un duo trop glamour ou encore une tenue légendaire... Les situations farfelues s’enchaînent, on frôle souvent l’absurde et les personnages secondaires sont toujours aussi variés dans ce 17e volume où, malgré des efforts louables, la série donne l’impression de tourner en rond.
Beaucoup d’histoires en un seul chapitre dans ce recueil, les deux seules histoires longues concernant un démon venu d’Inde et un costume qui transforme son propriétaire en expert des arts martiaux. Les ressorts narratifs reposent généralement sur l’usage d’artefacts magiques et de malédictions, comme d’habitude pourrait on dire. Ranma sert la plupart du temps de faire-valoir, l’humour est moins efficace, Rumiko Takahashi donnant l’impression d’expédier les affaires courantes sans donner un nouveau souffle à son récit. Il y a quand même un passage où la relation Ranma/Akané offre un semblant d’émotion mais c’est trop peu pour convaincre le lecteur de tenir entre ses mains un volume incontournable et essentiel de la série.