Je ressors assez mitigé de ce second tome de Redcoat. Après un premier volume plutôt intrigant, celui-ci donne davantage l’impression de faire du surplace.
Les trois premiers chapitres servent surtout de transition, en revenant sur différentes rencontres marquantes de Simon Pure. L’idée n’est pas mauvaise — notamment avec Johnny Pépin-de-pomme déjà évoqué auparavant — mais ça reste assez superficiel et n’apporte pas énormément à part pour la psychologie du personnage.
Le cœur du tome, avec l’arc Le Nordiste, introduit un nouveau protagoniste ainsi qu’une mystérieuse organisation liée au voyage dans le temps et à la réécriture de l’Histoire. Sur le papier, c’est clairement le genre de concept qui me plaît, mais dans les faits, l’intrigue avance très peu. Les connexions avec l’univers The Unnamed restent très légères, ce qui rend l’ensemble un peu frustrant.
J’ai aussi eu du mal à pleinement apprécier certaines références, notamment liées à l’histoire américaine, ce qui m’a parfois fait décrocher. Difficile de saisir tous les enjeux quand on ne maîtrise pas bien le contexte.
Heureusement, la partie graphique relève clairement le niveau : les dessins sont solides et toujours aussi agréables à suivre.
Au final, un tome de transition qui pose des éléments pour la suite mais qui, en l’état, donne surtout l’impression de ne pas raconter grand-chose. Un peu décevant.