Après avoir découvert la véritable identité de l’Homme sans peur, le Caïd achève son grand oeuvre et parvient à ses fins, Daredevil est brisé. Ruiné, abandonné par les siens, il s’isole et s’enfonce chaque jour un peu plus dans des abîmes de noirceur. Pendant que son meilleur ami et un journaliste pugnace tentent de comprendre ce qui a causé sa perte, Matt Murdock va peu à peu reprendre pied, notamment grâce à son ancienne secrétaire, elle aussi mal en point. Suffisant pour rebondir et redevenir l’incontestable héros d’Hell’s Kitchen ? À voir...
La fin d’un run mythique de l’histoire du comics, où Frank Miller continue de pousser Daredevil dans ses derniers retranchements. Il en fait un paria moralement au fond du trou, incapable de se relever après avoir été déclassé professionnellement et socialement par les agissements du Caïd. La violence est ici purement psychologique, la destruction se fait par étapes, provoquant une accumulation qui empêche la victime ayant touché le fond de remonter à la surface. Heureusement le titre du volume (Renaissance) annonce une conclusion positive et même si on reste loin d’un happy end, la lumière l’emporte sur la noirceur. C’est sombre, torturé, peuplé de personnages d’une grande complexité, tant du côté des “bons” que des “méchants”. Une master class incontournable !