Rook Exodus nous plonge dans un futur post-apocalyptique où la Terre, ravagée par les guerres et la destruction de l'environnement, a été abandonnée par une partie de l'humanité. Guidés par de puissantes corporations promettant un nouveau départ, les colons s'installent sur la planète Exodus, un monde terraformé censé représenter une seconde chance pour l'espèce humaine. Mais, comme souvent, le rêve tourne au cauchemar : le contrôle total sur la nature et la vie finit par tout corrompre, et les survivants se retrouvent abandonnés sur une planète à l'agonie.
Au coeur de ce chaos, Rook, l'un des derniers « bergers » capables de communiquer avec certains animaux grâce à une technologie implantée dans un casque, tente de survivre parmi les ruines, accompagné de ses corbeaux. Mais quelqu'un se met à traquer les bergers pour les tuer et voler leurs casques...
L'univers est riche, visuellement sublime et regorge de bonnes idées. C'est une BD d'action nerveuse, sorte de mélange entre Mad Max et Power Rangers, avec un zeste de critique écologique, de réflexion sur la domination de l'homme sur la nature et sur le lien homme-animal. Certes, le scénario ne cherchera pas à creuser trop profondément son propos, préférant offrir un blockbuster pop-corn de science-fiction assumé, rythmé et spectaculaire.
Un premier tome grand spectacle, à la fois divertissant et immersif, qui pose un univers prometteur et donne clairement envie de découvrir la suite.