Ryuko est un Ovni, une expérience visuelle intense, exigeante est hors normes.
Il m’a fallu un bon tiers pour m’habituer à ce dessin qui ressemble à une succéssion de vague que l’on prend dans la tronche, sans vraiment avoir le temps de reprendre son souffle.
L’histoire certes assez classique et très référencé (elle casse tout de même quelques codes) , n’est pas la force première du manga.
Cette histoire de vengeance fait énormément penser à du Tarantino et du John Woo, du coup on ne s’ennuie jamais.
Mais Son rythme frénétique, sa multitude de personnages, sa narration sous guronsan, fait que l’on peut trouver ça confus et le lecteurs ne pourra pas compter sur le dessin pour se servir de repère. L’intensité du trait doit se dompter comme un animal sauvage.
Oui le lecteur va en prendre plein la gueule au niveau du dessin, mais à un degrés rarement atteint. Déjà il faut savoir que l’auteur n’est pas un mangaka mais un peintre et un plasticien. Et ça se voit.
Il fait absolument ce qu’il veut de sa mise en page, ses lignes sont uniques, ses applats, et ses compositions sont vraiment démentiel.
En fait on ne regarde pas le dessin pour comprendre l’action, mais pour la ressentir, et il m’a fallu un moment pour le comprendre et l’accepter.
Une fois accepté j’etais comme Charlie à la chocolaterie, émerveillé par ce que je voyais.
Chaque page mérité d’être encadré. C’est un concentré d’art et de pop culture.
Un mariage d’une puissance très intimidante.
Ryuoko se lit 2 fois.
La première on cherche à comprendre.
La 2 eme on vit l’expérience et passe son temps à admirer les pages comme lors d’une expo.
Bref énorme coup de cœur.
Pour moi, un des plus beaux manga du monde. Rien que ça.