Lue dans le cadre du festival "Mots et Images".
On est carrément dans le thème. Et c'est un peu le problème. Car ici, pas de bulles, le récit consiste en une ligne en bas de chaque page. Et surtout le texte est assez déconnecté des images. On sent bien que les images sont une métaphore du texte, bien sûr, mais c'est assez pénible à lire à longue, comme si on n'arrivait pas à se concentrer sur les images et le texte en même temps. Physiquement, c'est un aller retour permanant : lire la ligne (écrite en tout petit !), remonter aux images, passer à la page suivante, etc... Au bout de 80 pages, j'ai commencé à accorder moins de temps aux images, espérant que le texte allait recoller aux images ou inversement... 240 pages au total quand même ! Et puis, surtout, le texte : long, introspectif, freudien. Je suis passé à côté, ça ne m'a pas accroché.
Ce qui est assez symptomatique, ce sont les 2 post-faces de Roland Gori et Renaud Chavanne, qui confirment cette impression de "déconnexion" : le 1er se consacre au texte, et le 2dn aux images, allant jusqu'à nous proposer de "relire" la BD sans lire le texte. J'avoue que je n'ai pas eu le courage alors que c'est probablement une bonne approche.
Le point positif, c'est la découverte d'un format très particulier : panoramique XL. Du coup, la composition graphique est très originale et donne des plans, des perspectives vraiment réussis. Certaines pages se lisent aussi verticalement. C'est très beau. Mais pas suffisant :-(
Mise à jour du 06/03 : je relève ma note d'1 point car j'ai appris que le texte a été écrit après les images, à la demande de l'éditeur, tâche pas facile. Et surtout, après quelques jours je me rends compte que cette BD m'a marqué et que je m'en souviendrai.