Venue se reposer dans la campagne écossaise après avoir baroudé en Afrique et en Amérique du Sud, Kathy Austin s'est rendue compte que son bout de terre familial renferme bien des mystères qui se sont accumulés au fil des quatre épisodes qui sont parus jusqu'à aujourd'hui.
Pour résumer, le manoir de sa défunte grande tante adorée a été détruit par un incendie. Des agents russes rôdent dans les parages. Un étrange polyèdre impénétrable qui s'évanouit puis réapparaît à un autre endroit. Des étrangers venus d'on ne sait où et aux agissements troubles se sont installés dans la région. Des corps d'inconnus ont été trouvés, l'un à la tête déformée dans une tombe, un autre encastré dans le mur d'une église, sans parler d'un crop circle apparu et d'une soucoupe volante aperçu brièvement auparavant. Ça fait beaucoup d'éléments et pourtant on n'en ressent aucun surchargement des faits inexpliqués car dispersés dans les quatre albums qui sont passionnants à lire, la coscénarisation de Rodolphe et Leo dosant le suspense avec équilibre et les dessins de Marchal qui sont plaisant à regarder retranscrivent bien les environnements et les ambiances.
Dans cet épisode, un lien étroit semble bien exister entre les étrangers et le polyèdre. D'autres corps inertes d'inconnus sont découverts. On apprend l'existence d'une taupe dans le service secret britannique du MI5. Une course poursuite nocturne se termine mortellement. Les retrouvailles avec l'amour de jeunesse auront lieu mais aboutiront-ils, à l'avenir, sur un bonheur définitif ou bien éphémère pour l'agent Austin dans sa mission officieuse ?
La fin de ce quatrième épisode de Scotland prépare donc à de proches et concrètes révélations dont quelques détails observés, dans des scènes et des dialogues, mettent un peu plus en lumière des débuts de réponses à quelques questions qu'un lecteur, absorbé par cette fantastique aventure, ait pu se poser.