Fan de westerns et particulièrement de westerns spaghettis, j'étais curieux de découvrir la BD Sept Pistoleros, malgré mes expériences mitigées avec d'autres tomes de la série concept Sept. Malheureusement, le constat reste le même : trop de personnages, pas assez de pages pour les développer correctement.
Le pitch avait pourtant de quoi séduire : l'idée que les grands magnats de la côte Est cherchant à faire disparaître les derniers vestiges du Far West pour imposer "leur" XXe siècle offre un fond assez intéressant. Il y a également un vrai plaisir à reconnaître les multiples références, tout d'abord les Sept Mercenaires bien sûr, mais même au-delà avec des figures du genre – chaque pistolero évoque un personnage/acteur bien connue du western et c'est sympa d'essayer de les reconnaitre.
Visuellement, l'album ne m'a pas convaincu : un dessin assez fade, sans véritable patte graphique, brouillon par moment. Cela nuit à l'ambiance et à l'immersion.
Et côté scénario, si le pitch central est très intéressant, le potentiel n'est jamais vraiment exploité. le rythme reste bancal, certains des sept ne sont présentés que trop tardivement, et la plupart manquent cruellement de personnalité et de développement. le récit repose sur une grande bataille plutôt bien mise en scène, certes, mais qui ne permet pas de développer de vrais moments pour chacun, que ce soit dans des scènes d'actions ou des dialogues plus introspectifs qui auraient put nous parler de leur vision de l'évolution de l'Amérique.
En somme, Sept Pistoleros donne l'impression d'un hommage avorté, bridé par le format même de la série Sept. Avec plus d'espace, plus de souffle, cette histoire aurait pu devenir une vraie fresque épique ou un western crépusculaire digne de ce nom. Ce n'est pas un grand hommage, un simple petit hommage. Dommage.