Etrange que ce Shibatarian, manga s’inscrivant dans le genre épouvante et angoisse. Sato qui fut un lycéen misanthrope se souvient de son ami Shibata avec qui il décida de réaliser un film d’horreur. Mais personne ne remarquait cet individu atypique comme s’il n’avait jamais existé. Pourtant, Shibata se manifeste pour mettre en oeuvre le synopsis du film : celui de tuer leurs anciens camarades de classe. Le récit démarre sur cette idée et joue avec malice sur l’aspect cauchemardesque des doutes du héros : Shibata est-il le fruit de son imagination ? De plus, l’intrusion du fantastique vire au malaise, notamment avec les multiples clones de Shibata, menace grandissante qui sert la narration en un suspense angoissant.
Côté horreur, ce premier tome n’est pas avare en scènes très sombres voir gores, bien marquées par l’encrage et le chara-design des incarnations de Shibata avec leurs visages poupins aux actes pourtant monstrueux. La tension ne retombe pas et le pari d’un récit troublant fonctionne. Cependant, l’aspect malaisant du manga fait qu’il est à conseiller à des lecteurs avertis.