Le voyage de Sid vers Berry Hill installe l'ambiance dès les premières pages : dans un monde en proie à des ronces titanesques qui mordent le paysage, les jeux de composition et rapports d'échelle isolent le héros dès les premières images. Car c'est d'isolement dont il s'agit avant tout : Sid a perdu sa mère et se retrouve projeté dans un lycée où il ne connait personne.
À partir de là, il s'agira pour lui de se réouvrir au monde et aux autres. Parfois ça passera par réussir à dessiner de nouveau, d'autres à affronter les ronces géantes (et agressives) avec d'autres jeunes qui deviendront ses ami•es.
L'auteur s'est nourri d'inspirations punk rock et des Comics de Bryan Lee O'Malley, et ça se sent de la meilleur des manières, maintenant j'ai juste hâte de connaître la suite (et fin ?) des aventures de Sid Cooper