Cette BD nous entraîne dans un western fantastique et horrifique, où une cantatrice sur le déclin hérite d'un manoir isolé au coeur de montagnes inhospitalières. Espérant y trouver un nouveau départ, elle découvre vite qu'il s'agit d'un cadeau empoisonné. Accompagnée d'un guide bougon et de sa nièce redoutable au pistolet, le trio tentera de survivre aux étranges événements qui s'y déroulent et de percer le mystère qui hante la région. D'abord, il n'y aura que le silence et la neige. Puis viendront les cris, la poudre… et le sang.
L'auteur livre ici un scénario certes classique, empreint de références, mais diablement efficace. le récit de presque 100 pages est rythmé et l'on se retrouve dans un véritable survival horror avec une ambiance weird west, un genre que j'affectionne particulièrement où s'entremêlent folklore, légendes ancestrales et la sombre et sanglante histoire des Etats-Unis.
Le casting de personnages est convaincant, attachant même, et l'alchimie du trio principal fonctionne parfaitement.
Le dessin est de qualité, la mise en scène est soignée et cinématographique.
Skinwalker n'a peut-être rien de révolutionnaire, mais la BD réussit son pari : offrir un western haletant mêlant suspense et action. Une belle réussite, et une excellente pioche parmi les dernières sorties du genre.