Ce tome 8 fait clairement office de tome de transition. Il propose cinq histoires indépendantes se déroulant cinq ans avant la temporalité actuelle, l’occasion d’en apprendre un peu plus sur Erica et d’explorer davantage son côté humain. Si l’intention est intéressante, le résultat reste assez léger et laisse un sentiment mitigé.
Ces petites tranches de vie ne sont pas mauvaises en soi, mais on peut se demander si un tome entier consacré uniquement au passé du personnage était vraiment nécessaire. Ces récits auraient sans doute gagné à être intégrés de manière plus organique au sein d’un arc principal, plutôt que regroupés ici.
La lecture reste agréable, le dessin est fidèle à ce que la série propose depuis le début, mais la hype est clairement un peu retombée de mon côté. J’avais adoré le premier cycle, beaucoup moins le second, qui flirtait parfois avec le nanar d’action des années 90. J’espère surtout que Something is Killing the Children ne va pas trop s’étirer dans le temps et saura retrouver l’intensité qui faisait sa force à ses débuts.