Le style de McFarlane est terriblement vivant et ça donne du caractère à la série. Par contre, il y a trop une ambiance années 90 pour permettre à l'album d'être réellement marquant. On enchaîne un peu trop les ennemis, dans des arcs assez poussifs (la palme revenant au premier où le récemment promu scénariste se la joue grandiloquent alors que l'ensemble est en soit plutôt lacunaire). Néanmoins, à défaut d'une construction globale digne d'un vrai run d'envergure, on retrouve quelques bonnes idées à droite à gauche, avec par exemple le délire religieux du super-gobelin, l'intrigue polar de l'arc Wendigo ou encore le focus sur MJ en proie à l'anxiété quand Peter vadrouille - même si ça rappelle peut-être un peu la dernière chasse de Kraven.
Une bonne lecture, un exercice de scénariste/dessinateur intéressant mais pas non plus de récits marquants pour le monte en l'air.