Premier contact avec l'univers de Kazuya Minekura. Un style tout à fait agréable, au tracé net et précis, simple et efficace. Ce one-shot est d'autant plus curieux qu'il se présente entièrement en couleur. Pour les plus réticents au noir et blanc, ça peut être un bon argument pour découvrir l'univers manga.
Au travers de ces quelques pages riches en souvenirs et mélancolie, on découvre un personnage nommé Stork, qui cherche comme tout être humain une voie le menant vers des horizons divers et variés, fuyant un passé trouble. Sur son chemin, le petit Tit le prendra par la main et le guidera.
Tout le long on l'auteur joue sur les relations troubles qu'entretient, ou plutôt laisse entrevoir Stork, un être un peu torturé qui se pose beaucoup de question. Quelques images laissent supposé que l'on a entre les mains un yaoi bien discret. Mais heureusement pour nous, le côté "boy-love" n'est pas le principal attrait de cette oeuvre.
Quelque part, Stigma rappelle un peu "Le dernier jour d'un condamné" de Victor Hugo : peut importe ce que l'on a fait dans le passé, même si celui-ci nous rattrape, on a droit à une seconde chance.