D'un côté, la taille des ficelles narratives est presque insultante : fantasme de l'enfant avec une expérience d'adulte, engeance de basse extraction qui tutoie sans effort les rois et les princesses, particularités exceptionnelles because fuck you that's why, bref : du Gary Stu puissance 1000, qui frise parfois le harem qui plus est. Et puis un scénario prétexte et quelques mystères pour tenir en haleine.
Et pourtant, pari réussi, j'ai dévoré ça en une nuit (!). La faute à un univers original, épais et cohérent, des dialogues de très bon niveau pour le genre, une discrète dose de dérision et un dessin extrêmement satisfaisant. Alors gg, comme on dit.