Ce cinquième tome propose trois chapitres tournant autour de l’assassinat de Kennedy. On y apprend davantage sur Lee Harvey Oswald et, bien sûr, sur le Département de la Vérité. Une fois encore, James Tynion IV s’amuse à manipuler les théories du complot, à interroger la façon dont la vérité est façonnée, et à revisiter l’Histoire avec un grand H. C’est vraiment passionnant, même si le récit reste exigeant et demande de l’attention : on est récompensé par une intrigue brillante et intelligente.
Le travail graphique de Martin Simmonds est, comme toujours, excellent et colle parfaitement à l’atmosphère de la série.
Dans les deux derniers chapitres, on reste dans la thématique Kennedy avec une histoire centrée sur Marilyn Monroe. Cela sort un peu du fil rouge principal, mais développe des éléments vus précédemment, notamment autour des « points de fracture » qui influencent l’Histoire. Cela reste intéressant, même si on s’éloigne de l’intrigue principale.
Petit bémol, classique dans le comics : le changement de dessinateur à la fin du troisième chapitre et pour les deux derniers. Même si le nouveau trait n’est pas mauvais, il ne restitue pas tout à fait la même ambiance que celle de Martin Simmonds.