Pour la partie graphique c'est plutot hétéroclite tout au long de ce tome, mais Rags Morales assure la majeure partie de ce tome et s'en sort donc très bien. Seul les changements d'époque (justifié par les nombreuses réincarnations du héros) amène des changements conséquents de style graphique.
Pour le scénario après une première partie (12 épisodes) guidée par James Robinson, dans laquelle on suit plutot le passé de Kendra Saunders. Cela se justifie par le fait que c'est HawkGirl et que HawkMan attend désespérément que celle-ci retrouve sa mémoire et son affection pour lui. A la fin de cet arc un tournant aurait pu être pris pour centrer l'histoire sur la relation entre les deux protagonistes principaux mais Geoff Johns a voulu justifier que cette oeuvre s'appelle Hawkman et non Hawkman et Hawkgirl. Ce qui fait que la deuxième partie de cet omnibus est plus centré sur Hawkman. Il y aura ensuite un peu de crise identitaire pour Hawkman, mais rien de bouleversant, d'anciennes connaissances faisant leur apparition sinon.
Et enfin un peu comme un cheveu sur la soupe (un poil annoncé dans Hawkman), le crossover Black Reign avec la série JSA, dans laquelle on verra différents personnages confrontés à des dilemmes et le lecteur confronté à un dilemme moral toujours autant d'actualité (cf Syrie) à savoir: Quand est-ce que l'ingérence est-elle bonne sur un pays en crise ? Ce récit nous mettra au coeur d'une guerre fatricide où le doute est permis et les conséquences visibles (Johns a l'air de se lacher). Bref un beau récit d'action avec quand même des réflexions posées des relations travaillées entre les personnages. Un crossover comme sait bien les faire Johns.
Sans cette conclusion ce tome de Hawkman serait complètement oubliable, en ayant lu celui-ci la seule chose que l'on veut faire c'est en fait lire JSA de Johns et délaisser sans aucun regret le début quelconque de cette œuvre.