La première partie de ce 3ème tome est à Maria ce que le deuxième tome est à Marcus : un superbe règlement de compte avec son passé. Et quel pied !
Remender et Craig s'en donnent à cœur joie, les planches défilent à une vitesse folle, magnifiques et haletantes. Et lorsque la frénésie s'arrête, reste en suspens le charisme assez fou que le personnage de Maria a acquis durant cette fantastique première partie de ce Snake Pit.
On se dit alors qu'on a entre les mains le meilleur tome de la série à n'en pas douter.
C'est malheureusement sans compter sur une deuxième partie en demie-teinte. Non seulement parce que le changement de rythme est un peu brutal, mais aussi parce que Remender repart dans des dédales psychologiques un peu trop tortueux,
d'autant moins agréables qu'on a du mal à comprendre comment Marcus peut croire une seule seconde que Maria a simplement fui l’académie sans se retourner. Ok Remender joue sur la peur viscérale de l'abandon de son personnage mais là, ça va tellement loin qu'on a du mal à ne pas y voir un procédé artificiel pour mener l'histoire là où il veut.
Puis vient malheureusement le moment où on tombe clairement dans le shonen avec ces petites querelles d'amoureux bien moins intéressantes que celles du 1er tome et cette toute fin d'épisode qui sent vraiment le cliffhanger poussif.
Un tome bicéphale qui m'a d'abord subjugué avant de m'inquiéter réellement quant à sa capacité à maintenir mon intérêt éveillé. S'il vous plaît monsieur l'auteur, ne gâchez pas cette belle série que vous aviez si bien commencée !