Ce tome contient les 2 épisodes Blood lust, ainsi qu'un épilogue de 7 pages, le script de James Robinson pour l'épisode 2, Two so different de James Robinson peint par Ray Lago, et Vampirella vs. Dracula de James Robinson, mis en page par David Mack, et dessiné et encré par Rick Mays.


Blood lust (1997, 48 pages, scénario de James Robinson, illustrations peintes de Joe Jusko) - Vampirella et Adam van Helsing sont morts. Étrangement ils se retrouvent sur Drakulon, la planète d'origine de Vampirella. Adam explique qu'il s'agit en fait d'une région de l'Enfer qui devait son apparence de cité radieuse à Lilith la mère de Vampirella, et aussi la mère de tous les vampires. Or Lilith se meurt et cette région des Enfers a repris sa véritable apparence. Vampirella et van Helsing vont cheminer dans cette région pour trouver la source de la rivière de sang, pendant que Lilith envoie des soldats pour capturer sa fille et tuer van Helsing.


Épilogue (1997, 7 pages, scénario de James Robinson, illustrations peintes de Joe Jusko) - 123 ans après les événements de "Blood lust", Vampirella retourne à Drakulon et retrouve Adam van Helsing.


James Robinson se sert de cette histoire pour donner de l'envergure à Vampirella, son origine et son ascendance. Il réussit à intéresser le lecteur même occasionnel de Vampirella en alternant les scènes d'explications concises, avec des scènes de combat contre la faune de cette région infernale. L'histoire en elle-même est intéressante : elle dresse la mère contre la fille et elle fournit de nouvelles motivations à Vampirella.


Mais, bien sûr, le pôle principal d'attraction est les images de Joe Jusko, illustrateur renommé de métier (Art of Joe Jusko). Il réalise des peintures magnifiques, avec un gros travail sur les couleurs et sur les textures. Adam van Helsing ressemble à Ken le survivant. Il a la particularité d'avoir des orbites vides et du sang qui s'écoule en larmes des cavités correspondantes. Le travail sur les textures donne vraiment l'impression de voir du sang visqueux s'écouler lentement. Ce soin apporté à la viscosité donne tout de suite une autre dimension, une réalité plus palpable à la rivière de sang, ou aux filets de sang qui maculent le visage de Vampirella après qu'elle se soit repue. Le réalisme du costume minuscule de Vampirella renforce son caractère érotique. Le réalisme de ses peintures rendent l'horreur des repas de Vampirella, le caractère immonde des monstres, et l'étrangeté des décors (désert rouge de sable, lieu de villégiature extraterrestre de Lilith, cité désolée en ruines, etc.). Robinson et Jusko réussissent à rendre intéressante cette aventure invraisemblable dans un environnement infernal et parfois kitch grâce à des visuels époustouflants et une histoire qui tient la route.


Two so different (1997, 12 pages, scénario de James Robinson, illustrations peintes de Ray Lago) - Pendragon (connu aussi sous le nom de Mordecai) donne une représentation de prestidigitation. Dans l'assistance se trouve Dracula lui-même qui a tout organisé pour pouvoir capturer Vampirella.


Robinson propose une confrontation entre la tueuse de vampires et le vampire par excellence. Il poursuit son oeuvre de mise en cohérence de l'univers de Vampirella en rattachant Dracula à Drakulon et en expliquant pourquoi il s'oppose à Vampirella. Ces détails ne raviront que les fans acharnés de la belle vampire. Ray Lago illustre ce scénario à l'aide de belles aquarelles. Il est incapable de rendre correctement le costume de Vampirella. Par contre il réussit de très beaux visages de Dracula, et il sait bien rendre la sensualité inhérente à Vampirella. Quelques belles images.


Vampirella vs. Dracula (1997, 12 pages, scénario de James Robinson, mise en page par David Mack, et dessinée et encrée par Rick Mays) - Dans un endroit imaginaire, Bram Stoker et Archie Godwin puisent à une source d'inspiration voisine pour leurs histoires. Ils en profitent pour discuter un peu. Dans l'ombre Dracula détermine comment profiter de cette occasion pour améliorer son sort. Vampirella tente de contrecarrer son offensive contre les 2 auteurs.


Cette dernière histoire fait partie des fausses bonnes idées. Robinson met en scène Archie Goodwin remerciant Bram Stoker pour l'invention de Dracula, et lui expliquant l'impact qu'aura sa création sur les domaines artistiques tels que le cinéma, la littérature, et les comics. Les dialogues entre les 2 créateurs relèvent du papotage sans grande conséquence. Dracula et Vampirella ne sont là que pour amener un peu d'action dans ces pages. Les dessins de Rick Mays sont simples et uniquement fonctionnels. Le lecteur aura bien du mal à retrouver le créateur génial de Kabuki dans ces pages.

Presence
8
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le 7 mai 2020

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