Devenu un paria aux yeux des new-yorkais après qu’un braqueur se faisant passer pour lui ait commis l’irréparable, Spider-man doit en plus accueillir chez lui sa camarade de classe Gwen Stacy, ce qui agace au plus haut point sa petite amie Mary Jane. Ayant par ailleurs repris contact avec son ami d’enfance Eddie Brock, Peter découvre les travaux scientifiques menés ensemble par leurs pères respectifs avant leur mort accidentelle. Des travaux qui vont engendrer une situation aussi complexe que douloureuse.
L’apparition de Venom est au coeur de ce troisième volume. Brian M. Bendis ne lui imagine pas une origine extraterrestre mais bien humaine, ce qui ne change rien au fait que le symbiote reste un élément destructeur à partir du moment où il prend possession d’un hôte humain. Au final le mélange entre la vie privée et l’action publique de Spider-man continue de fonctionner à merveille. Ses déboires sentimentaux, sa relation difficile avec sa tante et sa vie de lycéens ont autant d’importance que ses déambulations de super héros dans les rues de New-york. Cette revisite moderne d’un personnage iconique fonctionne toujours aussi bien et, après quarante chapitres, les lecteurs sont à l’évidence loin d’être rassasiés !