Malgré le fait que j’ai adoré le personnage de Clémentine dans les jeux vidéo, je ne suis malheureusement jamais vraiment rentré dans l’univers que Tillie Walden a proposé dans cette série. Et ce troisième tome ne fait pas exception.
Je ne peux pas dire que c’est mauvais, loin de là, mais je suis clairement passé à côté de cette histoire. Je ne me suis jamais réellement attaché aux personnages et j’ai eu du mal avec certains dialogues, que j’ai trouvés parfois trop « niais ». C’est probablement en partie lié au fait que l’on suit des adolescents, mais cela m’a empêché de vraiment m’investir dans leur histoire.
J’ai également retrouvé une mécanique assez similaire à celle des deux précédents tomes : un début que j’ai trouvé trop lent, avec une histoire qui prend beaucoup de temps à démarrer, avant qu’un final beaucoup plus rythmé ne fasse soudainement accélérer les choses.
Il y a pourtant des thèmes intéressants dans ce troisième opus. Le récit aborde notamment la manière dont on tente de gérer la douleur après la perte d’un être cher, mais aussi cette recherche d’une famille de substitution que l’on peut vouloir se créer dans les moments de faiblesse et de solitude.
Côté dessin, même constat : je n’ai pas vraiment accroché au style de Tillie Walden. Son trait et ses personnages, que j’ai trouvés parfois trop figés, ne m’ont pas particulièrement convaincu.
Bref, malgré mon attachement au personnage de Clémentine dans les jeux vidéo, cette adaptation en comics ne m’aura jamais vraiment embarqué. Je suis donc passé complètement à côté de cette trilogie.