Boichi nous sort une histoire à la City hunter, ce qui n’est pas forcément flatteur, car City Hunter se signale (en dehors de son très beau dessin) par sa très grande stupidité et sa niaiserie bien niaise… mais ici c’est beaucoup plus violent (la plupart du temps) et il y a même des morts contrairement à la série bisounours de Hôjo !
Ce trio qui remplit des contrats (de tueurs à gages) a pour point commun de rendre la justice (plus ou moins expéditive) et de châtier les méchants yakuzas ; un trio atypique puisque le tueur professionnel bien balèze est épaulé par une donzelle au physique de bonnasse bombasse et un mangaka fort gras qui manie le fusil à pompe ! ils ont aussi la particularité (comme leurs ennemis) de courir sur les murs et de faire les Tarzan entre les immeubles, les arbres et les ponts avec leurs câbles et leurs treuils portables… oui, c’est aussi débile que ça en a l’air, je confirme !
En tout cas, l’humour potache et le fan service tournent à plein régime ici, ce qui signifie que c’est la fête aux petites culottes et aux combinaisons ultra serrées via le dessin toujours aussi précis et voyeur de Boichi qui maîtrise à la perfection son art… un régal pour les yeux à chaque case ! et les environnements ne sont pas en reste non plus, loin de là. Seul le découpage de l’action est parfois quelque peu confus, ma foi.
En trois tomes, on n’a pas le temps de s’ennuyer même si la fin laisse supposer une « seconde saison » (?) qui a peut-être été annulée… depuis le temps. Il faut dire que l’intrigue (pour ainsi dire) n’est pas le point fort de cette suite de gaudrioles et cabrioles avec des couteaux et/ou des armes à feu : c’est en effet presque aussi débile que les sempiternelles conneries de Nicky larson, je confirme.
Cela étant dit, l’humour très décontracté fait souvent mouche et les poses affriolantes des damoiselles (et principalement de Nami) font certainement le boulot et tout l’intérêt de ce manga gentiment mais délicieusement pervers du gars Boichi !