Commençons par l'évidence: Yannick Paquette est spectaculaire. Sa mise en page fait très nettement penser à Promethea et il a le talent pour soutenir la comparaison. Donc oui, chaque planche est un émerveillement et il réussi tout ce qu'il entreprend, de la scène d'action réaliste à celle fantastique ou encore les moments de dialogues.
La première moitié du récit est une joie à lire, avec une Wonder Woman extraordinaire, belle et positive. On est avec elle et on a envie de croire à tout ce qu'elle nous dit, qu'un tel monde peut être possible. Puis arrive l'aboutissement du plan du méchant avec une scène qui ne peut être que vue comme une scène de viol. Et c'est plus que dérangeant à lire, on est clairement dans le malsain. A partir de là, tout commence à s'effondrer autour de l'héroïne tout comme le plaisir de lecture. Alors oui, il reste quelques scènes satisfaisantes mais on est passé par un chemin un peu trop sordide dans une histoire qui ne le nécessitait pas, en tout cas pas de cette façon.
Néanmoins, ça reste l'une des meilleures histoire de Wonder Woman jamais écrite.