Pas tout blanc, ni tout noir. C'est par cette simple phrase qu'on pourrait résumer World Embryo. Se situant à la frontière du seinen & shonen, la série de Moriyama se suit avec un certain plaisir. Un plaisir qui est toutefois handicapé par une parution diabolique, car trop lente.
Succinct, dynamique et efficace. Trois mots qui caractérisent la mise en scène de World Embryo. Il n'y a pas lieu de s'ennuyer, et l'auteur ne ménage pas ses personnages, ni ses lecteurs, en les faisant confronter à différentes cassures narratives, aussi liées à l'ambiance entre des chapitres qui s'assombrissent et un lot de surprises qui vient parfois nous brusquer. Autrement dit, Il est vital de relever que dans ce manga il n'y a point de manichéisme, la fête n'est pas gâchée et on ne sait pas vraiment qui est le fouineur, le bon samaritain ou le manipulateur. La part de mystère est à chaque fois maintenue.
World Embryo détonne également de par son utilisation du gore. Et celle-ci n'est d'ailleurs pas gratuite, elle est justifiée. Graphiquement le style shonesque se ressent et se voit, et cela ne dérange en aucun cas ; en toutes situations ça permet d'avoir des situations très claires et aérées.
Pas une lecture "indispensable", mais elle saura vous mettre en appétit.