Yolo, Aymeric Lompret, Allan Barte, Dargaud
Yolo, c’est l’adaptation BD du spectacle du même nom d’Aymeric Lompret, écrit par lui-même et Pierre-Emmanuel Barré. L’histoire d’un SDF qui a perdu son chien Antoine et le cherche en interpellant les passants, tout en évoquant des sujets aussi sensibles que la pauvreté, la tente 2 secondes, l’extrême-droite...
J’ai vu Yolo avec mon fils, à la cité des Congrès de Nantes, le soir où prévu à 20h00 il fut décalé à 21h30 pour cause d’incident de personne sur la ligne SNCF. Et j’ai ri comme toute la salle, ri comme il y a longtemps que je n’avais pas ri. Et j’ai appris, la soixantaine tout juste entamée que je suis un vilain islamo-gauchiste-woke, mais bon j’avais déjà des indices et des doutes depuis longtemps, confirmés depuis que j’écoute Radio Nova (en fait je l’écoutais avant, mais uniquement pour la musique)
Allan Barte adapte fort judicieusement Yolo, avec ses petits personnages, ses dessins minimalistes. On s’y croirait, les rires forts et les cris et les improvisations d’Aymeric Lompret en moins. Moins bruyant donc, mais tout aussi virulent contre les puissants et les intolérants qui bien souvent sont les mêmes, mais pas que, parce qu’il n’y a pas que les puissants à voter extrême-droite.
J’aurais voulu être drôle pour parler de cet album, mais bon mon métier, c’est pas comique ; je ne vais pas faire une gadelmaleh pour tenter de l’être –remarquons que, malgré cela, il ne l’est pas, drôle-, et comme Aymeric Lompret et Allan Barte le sont, drôles, eh bien je préfère vous laisser avec eux.