Zero pour l'éternité, tome 3 par Sunread26

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Extrait :

Avec ce troisième volume on dépasse la moitié de la série et on se rapproche de sa fin. Pour l’instant, j’aurais tendance à dire que cinq volumes sont largement suffisants au vu de l’intrigue. Même s’il est possible de faire encore pleins de témoignages puisqu’il s’agit d’une histoire fictive et non inspirée d’une histoire vraie. Le but est d’évoquer plus précisément l’évolution de l’aviation japonaise durant la guerre, la mentalité et aussi un parallèle avec le présent. Il ne faut pas croire, mais des gens comme Miyabe, il devait bien y en avoir quelques-uns.


Le second témoignage se termine sur une dernière question du protagoniste, comme tout semble tourner autour de sa mère et de sa grand-mère. Kentarô se demande quels étaient leurs sentiments à tous les deux (Miyabe et sa grand-mère). Il va donc lui poser la question, bien évidemment, Miyabe n’aura jamais dit ouvertement ses sentiments, c’est un homme après tout et durant cette période, encore une fois, les mentalités étaient bien différentes. Toutefois, évoquer le fait qu’il ne veut pas mourir, pour elle, indique clairement qu’il l’aimait. Kentarô va jusqu’à appeler sa mère pour lui demander si elle était au courant de quelque chose, mais la pauvre n’a vraiment aucune information sur son propre père. Je comprends que cela puisse faire souffrir sa mère à elle, que cela peut-être dérangeant pour son beau-père (même si ça n’a pas l’air de le déranger). Toutefois, je trouve cela assez méchant de laisser un enfant dans l’ignorance à ce sujet, surtout lorsqu’il est au courant. Si encore le personnage était quelqu’un d’horrible, tu lui dis c’était un saligaud et c’est bon. Mais là, c’est une situation bien différente, je veux bien que ce soit dur, mais pour l’enfant qui ignore ça l’est tout autant et il vivra bien plus longtemps avec cette peine en lui. Surtout dans le cas où il aimerait savoir, bien évidemment que s’il ne veut pas savoir, il est inutile d’en parler (au pire, on peut toujours faire une lettre au cas où, à glisser dans le testament si jamais l’enfant vient à vouloir savoir plus tard). Dans le cas présent, ce silence permet de lancer et nourrir l’intrigue de la série, je suppose aussi que la mère de Kentarô n’est pas la seule enfant à ne pas avoir connu son père. Il est mort à 26 ans, certains sont morts bien plus jeunes, mais beaucoup étaient de jeunes parents aussi. Sans oublier aussi les morts parmi les civiles qui a dû donner pas mal d’orphelins de guerre également (bombardement incendiaires et nucléaires). L’intrigue reste concentrée sur l’histoire de Miyabe, donc je ne suis pas sûre que l’après-guerre soit évoqué. À moins qu’ils ne demandent à leur grand-père de cœur, toujours présent. Pour l’instant, seul le premier témoin en a parler un peu. Il faut savoir que le Japon était dans la mouise avant la guerre, mais encore plus après. Ce qui a relancé le pays, au final, c’est la guerre interne de la Corée qui a valu sa propre division.


Dans ce tome, le témoignage parle de Rabaul, le même lieu que lors du premier, mais avec un autre personnage. Il y a aussi une autre grande bataille qui est évoquée, celle de Guadalcanal. Miyabe est un personnage montré comme ayant de l’expérience en combat, il sait ce que représente une grande distance en avion, surtout en pleine mer. Pour lui, cette mission relève de l’impossible, mais pour les autres, encore une fois, c’est l’arrogance et la stupidité qui parlera. Résultat : il aura encore raison et après cela, l’ambiance sera totalement changée à Rabaul. Sans oublier que les premiers mensonges des supérieurs arrivent, notamment sur la quantité d’ennemis présents. Comment voulez-vous gagner une guerre quand tout le monde se ment par fierté ?? Franchement, c’est l’arrogance japonaise qui l’aura perdu dès le départ. Le journaliste évoque le fait que les volontaires étaient plus enclins à se sacrifier pour le pays. Qu’ils étaient donc forcément volontaires aussi pour les missions spéciales. Je suppose que cela sera contredit plus loin. La réalité est tout autre, déjà le contexte, les pilotes comme Miyabe se sont engagés avant l’attaque sur l’armée Américaine, la guerre en Chine n’a rien avoir. Là-bas, les japonais ont clairement le dessus, donc cela devient plus simple de s’engager dans l’armée en fait, puisqu’on ne pense pas perdre la vie facilement. Pareillement après Pearl Harbor qui est une victoire écrasante et ensuite avec la propagande qui ment à foison. Si les japonais avaient su qu’ils perdaient, il y aurait eu bien moins de volontaires, d’ailleurs sur la fin, il n’y en avait pas tant que ça preuve que les gens devinaient la douille. Deuxièmement, les missions kamikazes étaient présentées comme des missions spéciales au départ. Il n’était nullement fait mention de suicide en fait, donc évidemment qu’il y avait des volontaires. Mais évidemment, ça aussi, ça a fini par se savoir et après, ils y allaient à reculons en faisant croire le contraire pour ne pas paraître lâche. Ce journaliste est clairement mal informé sur ses propres compatriotes…


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Sunread26
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le 30 avr. 2026

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