Belle petite surprise que ce premier film, on s'attend à du policier bien lourd et bien nerveux, braquo et kalach, il n'en est rien, sans cliché banlieusard, Grossmann nous plonge dans sa planque. Trois braqueurs se prennent la tête dans un petit studio sans chauffage ni électricité, où la vraie personnalité de chacun surgit en pleine face. La Haine de Kassovitz est passée par là. Le making off apporte un regard nouveau sur ce film et cette bande de pote qui l'a fait, ainsi qu'une petite mise en abîme de l'argent, la prod ayant difficilement les moyens de financer le film, les braqueurs ayant du mal à vivre. Un premier long très encourageant.