Ror-Shark

Avis sur 47 Meters Down: Uncaged

Avatar Isaac Washington
Critique publiée par le

Un requin aveugle dans une cité Maya engloutie... OUI OUI ! Il fallait le faire.

Surtout quand on a vu le premier et plutôt apprécié son coté "réaliste". Johannes Roberts, le même réalisateur (wait...WHAT ?) a donc subitement décidé de piétiner sa propre licence en transformant ce film en espèce de Roller-Coaster où les gens coincés dedans hurlent encore plus que dans un parc d'attraction (putain mais vos gueules, sérieusement...)

Le Sound-Design de ce film est tout bonnement insupportable : entre les 4 Prom-Queens qui hurlent sans arrêt, la Pop musique sous l'eau pour les chercheurs subaquatiques (vous comprendrez cette phrase en regardant le film) et la sirène de paquebot à chaque fois qu'un squale apparaît a l'écran, j'ai du mal a savoir comment il peut y avoir une régression pareille d'un film à l'autre.

La réalisation ne suit également pas du tout bon sang (bon ok, elle était facile) Jamais a un seul instant le réalisateur prend 30 secondes pour filmer le côté gracieux et majestueux du squale. On a jamais le bestiau en entier dans le champ ou même de profil (ça s'améliore sur les deux séquences finales) Peut être c'est un parti pris pour renforcer le côté claustro-phobique du lieu (assez réussi pour le coup) mais se contenter d'une mâchoire qui gniak au bout d'un tunnel pendant 95% du film, non. Je comprend qu'un Jaws de 1975 soit limité par son époque mais pas pour un film de requin de 2019 et surtout après avoir validé l'essai avec le premier opus. L'une des deux séquences finale reprend intelligemment l'idée des Flares rouges et c'était le bon sel du premier film, sorte de scène signature, mais pourquoi se contenter de la refaire en moins bien ? La toute dernière séquence, encore copiée/collée du premier est passable, peu réaliste mais passable..

It's a dead end, it's a dead end !!!

En parlant de réalisme, on repassera aussi : première leçon de plongée, on vous apprend a SURTOUT ne pas respirer comme une vache afin d’économiser votre oxygène, et là les 4 lumières de Cheerleaders hurlent, hurlent (oui je sais, déjà dit) et sont en permanence essoufflées de tout (au rythme du film, la bouteille d'oxygène aurait du être flinguée en moins de 20 minutes) Je peux comprendre qu'on soit intimidé par un requin de 6 mètres dans des catacombes Maya englouties (bon okay, un peu quand même) mais jamais elle ne prennent un instant pour essayer de se calmer, tout est fait dans l'hystérie et la bêtise la plus générale... c'est d'un fatiguant.

Bref, ce film a peu d'intérêt sur tous ses aspects, on aurait remplacé les requins par des Piranhas, le résultat aurait été le même (quoi que maintenant que j'y pense...) C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures ? Soit, mais reprendre ses idées pour faire quelque chose de moins bien, il vaut mieux rester à la recette originale. Mais bon, quand on lis au générique Sistine Stallone et Khylin Rhambo, on comprend tout l'humour du réalisateur.

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