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Abraham Lincoln : Chasseur de vampires par EngineNr9

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Absolument formidable!
Que voici un film original, complexe et agrémenté de la crème des acteurs de la génération 2000. Attention car cette petite critique spoil quelque peu le script génial de ce film, n'allez pas vous gacher l'effet de surprise.

Voici un soir ou l'envie me prend moi et un amis d'aller au cinéma, un cinéma soumis en partie aux blockbusters et loveries grand public. De fait, la pléiade de films proposés ne garantissait guère une qualité qui pourtant, à 8,5 euro la place, devrait être subtilement assurée. Nous voila tombant sous l'intrigue "Se taper blanche neige" dont les critiques flirtaient au mieux avec "pas mal" ou bien nous "assoir tranquillos la cervelle à côté du siège avec un bon film 3D Abraham Lincoln tueur de vampires" dont nous n'avions eu aucun écho si ce n'est celui de quelques fans assidus de Tim Burton qui soulignaient avec insistance je cite : "Il produit ça ne peut donc pas être mal". Ha?

Le début du film siffle la note, on tombe directement sous le sceaux du film baignant dans le climat du racisme pré-guerre de sécession, le décor est classique et sobre. Alors arrive le premier effet à la mords-moi-le-cul qui va ainsi tracer la voie à suivre pour tout le film : Un ralentit représentant un fouet frappant de plus belle le visage d'un enfant. On ricanera avec allégresse de la puissance et de l'utilité de ce ralentit limite à la 300, tout cela pour arriver à une griffouille absolument irréaliste sur le visage du gamin. A moins que le type ne soit un véritable père-fouettard et qu'il ait visé avec une dexterité de neuro-chirurgien sous l'intention de "faireunpeumalmaispastrop".

Bon, suit : Vengeance, racisme, vengeance, vampirisme (qui débarque absolument de nulle-part, il faut être ouvert d'esprit et surtout être extremement bon public histoire de frémir lorsque, après une musique allant crescendo type pom pom POM POOOOOM, débarque un vampire ressemblant à s'y m'éprendre au cadavre d'un camenbert-humain en faisant WEUARRRRRHHHHHH).

C'est avec plaisir que j'ai tout de même retrouvé la classe de notre Tom the builder de Rufus Sewell, ainsi que quelques bonnes surprises au niveau du casting (disons des gens qui s'en tirent ce malgré les dialogues imposés). Je n'ai pas retenu les répliques mortelles du film, mais je peux vous assurer qu'on tient la quelque chose de grand et profondément philosophique type " L'amérique est un monde vivant pour les vivant " ou je sais plus quoi. Va t'en, Voltaire.

Les scènes d'actions sont absolument mémorables. Comme lorsque quand, par désir de vengeance, sieur' Abraham Lincoln va aller s'attaquer à un docker aussi charismatique q'une pink lady et entrainer dans sa folie un combat au milieu d'environ 500 chevaux en pleine courses, venus de NULLE-PART (faites attention, vraiment attention, aux 500 chevaux potentiels qui peuvent débarquer lorsque vous vous baladez dans la campagne). Ils sautent sur les dos de chevaux en course, se battent à terre en plein milieux de tout évitant avec une chance extraordinaire que des tonnes de viande ne les pétinent avec de lourds sabots aiguisés par la route.

Armé de sa hache-canon en argent, Abraham va foutre le bordel, découvrir la trahison et la cupidité des gens (wolalah), monter comme une flèche en politique (hoo tu parles bien, j'vais en parler au sénateur et tu s'ras bientot président l'amis), défendre logiquement la cause noire et ainsi la liberté (hé, faut pas oublier l'attrait historique du film). On est chanceux, on aura une sublime fresque de cette célèbre guerre de sécession qui a vu d'un côté l'Union, armée de ses petits hommes bleus, de l'autre le Sud, qui avec l'aide des vampires, prendra un avantage conséquent jusqu'à l'intention d'attaquer Washington.

La arrive la découverte du film. Abraham Lincoln, regardant une fourchette en argent, a l'idée du siècle (il faut APPLAUDIR messieurs) : Utiliser des balles, des baillonettes et des canons en argent. Purée, fallait y penser, de l'argent contre les vampires, mais quel génie militaire! Ton Grant peut aller se cacher, j'su sur qu'il savait pas que faire face à tant de vampires qui tuent tout le monde sauf les officiers qui commandent la première ligne de tir.

Arrive une histoire de train : faut transporter l'argent liquide récolté jusqu'aux champs de bataille. On utilise un train mais attention : Faut pas que les vampires soient au courant. Trahison. Ils le sont. Combat de ouf', ralentits à gerber son coca-light à 3,6 euros, c'est la folie totale, le flou artistique. On enlève ses lunettes 3D et on fait une pause. Jusqu'au fameux combat face au boss final.

C'est à partir de la que tout s'enchaine. Un coup de poing, quelques coups de canon, un tir au mousqueton, et hop 2 boss et une armée de vampires morts. Victoire, discours et fierté nationale.

J'ai envie de dire, le scénariste il a écrit la fin vite fait sur son trône ou bien? Enfin, bonne suite à lui.

Courez voir cette petite perle à 70 millions de dollars, je n'ai absolument rien d'autre à dire. Faites bien attention, "La vérité réside dans le vivant". Oui, ils auraient pu la sortir.

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