Comme disait sir Alfred Hitchcock

Avis sur Avengers : Infinity War

Avatar Angie_Eklespri
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  Enfin ! C’était pas trop tôt. Enfin Marvel décide de passer à la vitesse supérieure. Ils m’avaient fatigué depuis un moment, avec leur biopics à répétition, tous identiques, répétitifs, et de plus en plus chamallow. Et dès le début, on sent une odeur de brûlé. Thor à terre. Thanos impérial. Un monde obscur. Directement au cœur du sujet, entre les flammes, et l’odeur de mort. Comme un lointain clin d’œil aux accents wagnériens, une musique lugubre. Les dieux défaits et à terre. Les titans étaient supérieurs aux dieux. Tous ceux qui sont versés en mythologie grecque le savent. Stan Lee et Jack Kirby, (Jack qu’on cite trop peu à mon goût), on fait leurs humanités du côté des humanoïdes associés. Les super-héros ne sont que des demi-dieux de l’époque contemporaine. Et ils seront tous là, ou presque. Au début je craignais un énième rabâchage. La franchise me fatigue. C'était prévisible... Mais j’ai vite senti qu’on n’était pas là pour rigoler.

  On laisse tomber les blagues à dix centimes, ( pas les blagues à deux balles, faut pas rêver, mais c’est déjà ça). On a des accents de maturité. Iron man veut avoir des enfants. Ah bon, Tony ? Les rides s’assument. Hulk, prend un coup de vieux. Thor dit ironiquement à Captain (America), après une longue brouille, et des retrouvailles forcés : « Tiens, vous vous êtes mis à la barbe comme moi » Tous plus vieux, face à des problèmes de vieux. Captain et les vengeurs n’ont pas le soutien du gouvernement. Mais dans la bataille qui s’annonce, nous autres petits humains n'en auront que peu de part. Titans contre demi dieux.
Par contre, Spiderman semble être retombé enfance, mais à mon avis, il est là pour nous faire rire, donc ça va. Hulk, ou plutôt Bruce Banner fait rire aussi. Mais pas avec son sens de l’humour qu’il n’a pas; un rire jaune. Il est vert de peur. Hulk a peur !

   On comprend vite pourquoi. Un arc narratif unique, avec X personnages qui s’entrecroisent, tous des pions. Tous foulés au pied de la marche impériale de Thanos vers le pouvoir. Et comme disait Alfred Hitchcock: « Plus le méchant est bon, plus le film est bon »
Et là, il est super bon. Enfin un méchant à la hauteur. Josh Brölin impérial. Impassible tel une montagne, impénétrable, une vraie montagne. Mechant supérieur à tous les autres, parce qu'il a un but. Réel. Avoué. Et d'un point de vue darwinien, ça se tient son truc. On peu être d'accord, pas d'accord, ça change rien. Les scénaristes se sont débrouillés comme un chef à démêler l’embrouille. Faire en sorte que tous les personnages existent, pour une raison, et ne se marchent pas sur les pattes. Résultat, c’est clair comme tout, quitte bien sûr, à avoir vu les biopics précédents, ou connaître l’univers Marvel comics par cœur, c’est au choix.

   Autre satisfaction, la 3D magnifiquement mise en valeur. Donc pour avoir un film en 3D à la hauteur, il faut de la fantasmagorie dans l’histoire, de la SF, ou de l’heroic fantasy, le grand jeu. Tout ce qui sort de l’ordinaire, donc. Entre docteur Strange, maître des arts mystiques, et Thanos qui possèdera une à une les pierres d’infinité qui conduisent au pouvoir sûprème, on est servis. La confrontation est magique. Régal pour les yeux. Film ambitieux et puissant. Effets et couleurs atmosphériques, perspective brisée en mille morceaux, étalage spatial sur plusieurs plans, du grand Art. À voir !

Et celui qui va gagner, c’est celui qui acceptera de faire le sacrifice suprême. Thanos le pourra-t’il ? D’autres n’ont pas pu…Avengers infinity arrive à rester léger, tout en traitant un sujet lourd. Le sacrifice. Tous réunis et revenus pour gagner la bataille finale. Les gardiens de la galaxie, les Vengeurs, Balck Panther et tout le Wakanda, et leurs associés ou amis. Tous unis contre un dictateur, il faut l’appeler par son nom, dictateur, politicien, calculateur, force da la Nature. Patiemment, il collecte une à une les victoires, comme si de rien n’était. Pourquoi n’y arrivent-ils pas, les autres?

Ils semblent impuissants, aux bouts de leurs limites, comme Marvel au bout du chemin. Un épisode plus dur et retors que les précédents, et nous, on a un soupçon de goût de Game Of Thrones sous la langue, et dans le texte. Pervers. Épicé. Cruel et beau à la fois. Marvel décide de sortir de sa zone de confort. Changer ou mourir. Et face à une force de la Nature, on est condamné à s’unir et improviser ou mourir. Le succès est a l'image d'un titan, ou d'un tsunami. Il balaie tout. Pour survivre il faut s'en extirper. Sacrifier ce que l’on a de plus cher pour y arriver, encore faut-il y arriver. La dure loi du pouvoir. Le vrai pouvoir.
Si on fait bien attention, ils ont tous un sacrifice à faire. Consciemment ou non. Seuls ceux qui sauront se soumettre à la loi, et en payer le prix, réussiront. Les lois de la Nature semblent être supérieures, et aux dieux, et aux Titans.

S'offrir le meilleur du film fantastique à l'ancienne. Réunir avec le film d'aventure, la SF, tout en même tant. Et donner le meilleur film de la franchise, qui aurait dû s'écrouler sous le poids des millions, et des effets spéciaux.

Thanos va gagner. C’est sûr. Ils sont trop faibles en face. Et hésitants. Des demi-dieux, avec des faiblesses humaines. Et mal organisés. Pourtant ils étaient à deux doigt d’y arriver, mais cet imbécile de Star-Lord, (encore un sentimental), à tout fait rater (et de façon comique, faut l’avouer). Thanos gagne. A moins que…

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