Moi aussi, je veux oublier !

Avis sur Backtrace

Avatar Boubakar
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Un jour, il faudra qu'on se penche sur la capacité extraordinaire qu'a Sylvester Stallone à trouver les pires projets : à ce niveau de médiocrité comme ce Backtrace, c'est du grand art.
Commençant par un générique où pas moins de quinze producteurs, et sept studios ont financé ça, ce qui me parait dingue vu le nombre hallucinant de .... trois décors qu'on voit en tout, ça raconte comment un casse a mal tourné, et que l'un d'entre eux a perdu la mémoire. Il est en prison depuis sept ans, quand d'autres voyous le font libérer en lui faisant prendre un médicament qui va lui faire revenir peu à peu ses souvenirs au prix de maux de tête afin de retrouver le magot (ou le budget du film) caché dans un entrepôt perdu dans la forêt du coin. Quant à notre Sly, il reste bien au chaud à la police pour faire des déductions avec une moue boudeuse. Et après, il va se mettre à sortir, car le réalisateur lui demande sans doute de prendre l'air pour clore le film.

Après Évasion 2, je disais déjà que Stallone avait touché le fond, mais là, c'est encore pire ; car bien qu'il soit en gros sur l'affiche, il n'est présent que dix minutes, essentiellement à la fin pour clôturer le tout, avec un flingue en plastique qui a 16 balles par chargeur, et qui peut tirer à 500 mètres de distance. C'est dire le niveau de foutage de gueule de ce téléfilm (putain, que ça fait mal d'écrire ça pour du Stallone), tourné avec un budget de misère, et où les acteurs sont mauvais et caricaturaux mais à un point... d'ailleurs, si un des flics a une moustache, ça n'est pas pour rien. Il y a Matthew Modine, qui doit avoir envie de chercher un Nurofen pour soulager ses maux de tête, et qui est la véritable tête d'affiche, alors qu'il est relégué en dernière position au casting, et qui voit ses souvenirs lui revenir peu à peu ... avec une image venant d'un portable dont on secouerait trop vite l'écran !

On notera des incohérences à la pelle, comme des vestes qui résistent aux balles ou les fameux chargeurs infinis, sas oublier les 100 km en voiture entre la police et l'entrepôt qui se font en 5 minutes, et une réalisation très moche, où tout est gris, et on a encore un foutage de gueule puissance 10 de la part de Stallone. Qui a très peu parlé de ce film sur les réseaux sociaux, étrange....
C'est moche de finir ainsi une telle carrière, avec Évasion 2 et ça.

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