C'est triste un enfer paradisiaque

Avis sur Bleu d'enfer

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Les amateurs de films d'aventures s'ennuieront, ceux d'action s'endormiront et ceux de belles femmes iront le voir en cachette.

Une mer translucide, des plages de sable chaud et Jessica Alba en bikini : à quoi bon s'embarrasser avec une intrigue ? C'est ce que Matt Johnson (malheureux scénariste de Torque) a dû se dire. Le gentil Jared (Paul Walker) sort avec la non moins sympathique et ensorcelante Sam (Jessica Alba). Lui rêve d'être heureux et riche en découvrant un trésor en mer. Elle, le bonheur lui suffirait. Bryce (Scott Caan), le pas méchant mais encombrant ami de Jared, quitte son cabinet d'avocat de New-York pour des vacances dans les Caraïbes. Avec lui, une fille rencontrée la veille au soir, la plantureuse et sans scrupules Amanda (Ashley Scott).
La bande des 4 découvre une breloque annonçant un trésor d'une valeur infinie, mais manque de chance, il se trouve à côté d'un avion renfermant des kilos de cocaïne. Le début des ennuis... et de l'ennui tout court pour le spectateur. Un film dont on peut prévoir tous les événements à l'avance est souvent un mauvais film. C'est le cas.
Après un début prometteur, le film s'enfonce irrémédiablement dans la monotonie, enjolivée il est vrai par de splendides images. Tout d'abord, les scènes sous-marines, réalisées avec l'aide du directeur photographique Peter Zuccarini, sont d'une beauté époustouflante. Et puis, il y a les courbes avantageuses des deux actrices principales que John Stockwell n'hésite pas à mettre en valeur. Le plan appuyé sur le fessier d'Ashley Scott semble justifier sa présence, elle qui est totalement transparente le reste du temps.

Avoir Jessica Alba dans son casting est un atout certain. Un appât pour les spectateurs de sexe masculin. Les filles se rattraperont sur le torse de Paul Walker. Scott Caan dispose d'un physique moins facile, et qui plus est son jeu est caricatural. Celui de Josh Brolin dans celui du méchant l'est encore plus.
C'est tout de même beau un film où les camp des gentils et celui des méchants sont bien départagés. C'est plus facile à suivre comme ça. N'ayez pas peur, les gentils ont toutes leurs chances de leur côté pour l'emporter. La morale est sauve.
Reste tout de même une scène qui restera dans les mémoires : Scott Caan s'armant d'une serpillière pour repousser les requins. On fait avec les moyens du bord. John Stockwell en disposait pourtant. De l'argent gaspillé.

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