La moyenne hésitante...

Avis sur Bone Collector

Avatar Rachel Hélène
Critique publiée par le

Tiens "Bone Collector". 16 ans que je connais le nom et l'affiche de ce film mais je n'ai jamais eu l'occasion de le voir. Il passe sur une chaîne télé ce soir suivi de Pulp Fiction. Je me laisse tenter par le programme, ça vient de commencer. Super, c'est parti...
A première vue ça n'a pas trop vieilli, c'est un bon point. L'ambiance est rapidement posée, c'est glauque et sombre avec des meurtres sordides, un tueur sadique et plein d'imagination qui fait la nique à la police, et un duo A.Jolie/ D.Washington pour le moins charismatique.
A priori ça s’annonce comme un pur thriller donc, bien calée sur mon canapé avec un thé au miel tout chaud, je me laisse totalement embarquer par les premières minutes du film. Puis vient le moment où Lyncoln, usant de la menace, oblige la jeune et inexpérimentée Amélia à accepter de prendre en main cette affaire, alors qu'elle n'en a absolument aucune envie. C'est vachement tordu quand même. Non mais sérieusement, c'est quoi ces méthodes, c'est quoi ce mec?
Je suis un poil énervée mais tellement bien installée que je décide de passer outre cet incident et aussi de passer outre l'esprit logique du bonhomme, qui confie une enquête de cette envergure à une jeune flic débutante de la brigade des mineurs qui ne connait rien à la criminologie.
Normal quoi.
Bref faut pas chercher, le récit avance, je fais mes propres pronostics en me disant que c'est certainement quelqu'un de l'entourage de Lyncoln, deux personnages me paraissent potentiellement louches mais j'espère que ce ne sera ni l'un, ni l'autre car ce serait franchement trop bidon.
Il y a pas mal de raccourcis, la musique est trop présente et criarde, le monteur fait parfois dans l'expérimental avec certaines transitions assez grotesques qui me font pouffer intérieurement,

j'hallucine totalement lorsque ce bon vieux Lylcoln, dans toute sa bienveillance et défiant encore une fois toute logique, ordonne à Amélia de couper les mains du cadavre d'une femme qu'elle vient de voir mourir pour récupérer des indices,

mais l'ambiance oppressante me retient encore, bien que mon corps penche dangereusement sur le côté et que ma tête se rapproche inéluctablement de l'oreiller le plus proche. Et puis il faut que je boive mon thé aussi...Bon, c'est pas le film de l'année 1996 en tout cas...La fin a intérêt à relever le niveau... Mes paupières deviennent lourdes...
Soudain j'ouvre un œil. Oh non, j'ai perdu le fil, je me suis endormie. J'entrevois un sauvetage in extremis avec hélico et tout le bordel, et tente de me raccrocher aux images tandis que mes paupières se referment lentement. Non, il ne faut pas, je veux voir qui c'est....
Je rouvre un œil. Où ça en est? Un plan en vue subjective sur Lyncoln, l'air tout vulnérable sur son lit et apparemment pas très rassuré. Ça sent la révélation, j'ai émergé pile au bon endroit. Le visage du tueur sort de l'ombre. Pffff, malheureusement, c'est bien ce que je pensais...C'est vraiment bidon...Cousu de fil blanc...J'ai perdu mon temps...Mes paupières sont lourdes...
Je me réveille avec Mia Wallace et Vincent Vega prêts à entamer leur fameux twist sur "You never can tell" de Chuck Berry.
Le thé est froid.
C'était quoi ce film que je matais déjà?

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