Bébel et Dédel font la paire

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Roch Siffredi sort tout juste de taule, et après un rapide crochet du côté de celui qui l’a balancé, il file tout droit récupérer sa gonzesse. Mais comme 4 mois ça fait long, ou juste parce qu’elle en avait marre de sa tronche, elle s’est macqué à avec une autre petite frappe, un certain François Capella. Etant donné que personne n’aime se faire chourer sa meuf les deux bonhommes décide d’un commun accord de jouer ce gros lot à celui qui a le meilleur crochet du droit. S’en suit un long échange de civilité, sous les yeux de merlan frit de cette pseudo-Hélène de Sparte/Troie, qui aura au moins la décence de disparaitre assez rapidement de notre histoire.

Parce qu’il faut bien faire de la place pour les deux bulldozer que sont Belmondo et Delon. Un duo ultra-bankable sur qui Jacques Deray a tout misé, ou presque. Difficile pour les sparing partner de se faire une place au côtés de star photogénique. Résultat les seconds rôles sont d’une inconsistance encore rarement vu au cinéma. Exception faite du personnage de Michel Bouquet, peu présent, mais qui marque à chaque fois par son charisme. Heureusement le duo fonctionne, tantôt ennemi, tantôt copain comme cochon, les deux hommes sont toujours convaincants.

En s’associant les deux apprentis caïds deviendront les princes de la ville, craint et/ou respecté. Une histoire d’ascension rondement menée, dans laquelle les péripéties s’enchainent sur un bon rythme. Sans doute pas aussi captivant que le Parrain ou Scarface que de ce côté-là sont des références absolues, mais ça se laisse regarder avec plaisir. Bien aidé par une mélodie entêtante devenue culte, qui serait même un peu trop présente, mais rien de bien handicapant.

Ce film réunissant pour la première fois les deux immenses star que sont Belmondo et Delon, avait de grosses ambitions. Elles sont partiellement remplies seulement. Il manque un grand maitre à la baguette et une histoire un peu plus fouillée. En un sens on peut trouver dommage que tout repose sur ce rutilant binôme. Je dois avouer que j’ai l’impression d’en demander trop.

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