The Breakfast Club

Avis sur Breakfast Club

Avatar Vico1997
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Ce qui me gêne avec ce film, c'est sa réputation de teen-movie qui se distingue par un prétendu message sérieux, comme l'illustre la dernière image d'une filmée qui subit un arrêt sur image : le bad boy du film et sa dégaine futuriste levant le poing vers le ciel . Certes, les problèmes personnels et le mal-être de ces cinq adolescents sont des plus sérieux mais les réponses apportées par le film me semblent ridicules ou incohérentes.

Déjà sur les cinq personnages, il y en a pas un de supportable, on a cinq bonnes têtes à claques à commencer par le bad boy, qui va tenter tout au long du film de "former" ses camarades, leur apprendre à enfreindre les règles, en répondant aux adultes, en fumant du cannabis dans le CDI, et en les confrontant à ce qu'il croit être : en réalité ils vont répondre au sujet de dissertation (Qui pensez vous être?) par leurs interactions. Malheureusement le film semble légitimer cette attitude car la mise en scène n'en fait pas trop et rend le coup de gueule de ces adolescents plus crédible. Il montre le style du bad boy comme une réponse légitime à l'oppression des méchants adultes (tous les adultes du film (le prof et les parents) sont désignés comme des êtres cruels et égoïstes à l'exception du concierge à qui le bad boy fait remarquer qu'il a raté sa vie)

Pourtant la punition de ces cinq enfants est pour le moins légitime puisque l'un a humilié un camarade, l'autre enchaîne les provocations, le surdoué a été trouvé avec une arme... On a ainsi le tableau de cinq ados qui se commencent par se disputer entre eux puis se mettent à se rebeller contre le système sans trop savoir pourquoi, dans une bibliothèque, temple du savoir qui plus est.

La dernière scène du film qui traite des apparences et de la place de chacun dans le lycée relève un peu le niveau : les cinq ados se parlent à coeur ouvert. La diva reconnait qu'elle ne peut pas rester amis avec l'intello car ses amis la rejetterait, alors l'intello et la détraquée se mettent à pleurer, pendant que la diva et le sportif se sentent coupable ; et le bad boy se sent toujours supérieur à tout petit monde qu'il a malmené pendant une heure et demi, il critique ce monde des apparences alors que lui aussi se donne un genre et refuse de traîner avec les autres. Enfin après que la détraquée se soit refait une beauté grâce à la diva, le sportif tombe subitement amoureux d'elle et ils repartent main dans la main en se bécotant, signe que tout cela n'a servi à rien puisque le sportif ne s'intéresse qu'au physique de celle-ci ; le bad boy gère la diva et le surdoué repart seul après avoir fait la dissertation pour tout le monde.

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