👉 20 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Un film magnifique avec des acteurs grandioses et un message profond caché derrière un humour décapant et pour le moins subtil.

Il faut tout d'abord voir le camping comme une allégorie du ventre maternelle (les flots bleues étant une métaphore du cordon ombilicale) seul endroit sur dans un monde rempli de danger, Patrick Chirac est une représentation de l'enfant rêveur qui est partagé entre une vie simple et heureuse (le camping) et une vie difficile oû il doit accepter son rôle d'adulte (hors du camping).

Il n'y a qu'à regarder son prénom Patrick étant l'homme simple et ordinaire comme il en existe des milliers, et Chirac grand homme d'Etat qui doit assumer ses responsabilités.C'est la dualité de ce personnage complexe qui le rend si intéressant. Perdu dans les limbes de sa pensée il enverra un S.O.S qu'est le numéro de téléphone accroché à sa plaque d'immatriculation (la voiture étant la seule passerelle entre le monde réel et le monde irréel admirez la puissance de la métaphore).

Mais Franck Dubosc n'est pas le seul personnage complexe les pics par exemple qui n'ont plus leur endroit habituelle au camping montre l'attachement que nous avons à notre place dans la société et notre dépendance à nos habitudes qui sont nos chaines (oui camping est avant tout un film de révolte). Le chirurgien; personne sérieuse (chirurgien encore le champ lexical du domaine médical coïncidence ?) sera "contaminé" par le camping est devra finir par choisir ce qui est le plus important pour lui (je ne spoil pas la fin).

Sans oublier l’inoubliable scène avec les nudistes qui symbolise la confrontation de l'homme face à son coté bestial (le match de beach volley !)

Ainsi Fabien onteniente propose une vision pessimiste de la société et de l'Homme en général obligé de choisir entre la personne du "je" (Chirac) et la personne du "nous" (Patrick).

Camping, c'est donc l'histoire de ce choix cornélien et une lecon sur le sacrifice. Ou alors c'est juste un gros film de beauf

Je lui accorde le bénéfice du doute et je lui met 10

Arthur_Bottein
10
Écrit par

il y a 9 ans

79 j'aime

25 commentaires

Camping
Andy-Capet
3
Camping

Avatar, c'est dix fois le PIB des îles Tuvalu !

Ce soir, à l'heure où j'écris ces quelques lignes, et tandis que, un siècle auparavant, la première guerre mondiale commençait avec la complicité des socialistes d'Union Sacrée, j'ai vécu un drame...

Lire la critique

il y a 8 ans

67 j'aime

56

Camping
hillson
1
Camping

Décamping

Camping retente le coup de l'équipe de ratés sur un humour bidon incapable d'aller plus loin que la moquerie grasse d'une certaine catégorie de la population française... L'équipe de bras cassés qui...

Lire la critique

il y a 12 ans

25 j'aime

8

Camping
Grard_Rocher
6
Camping

Critique de Camping par Gérard_Rocher

Michel Saint-Josse est un homme riche, séduisant, divorcé et quelque peu snobinard qui possède un cabinet de chirurgie esthétique dans un immeuble cossu du seizième arrondissement. Arrive le mois...

Lire la critique

il y a 9 ans

24 j'aime

7

Quotidien
Arthur_Bottein
2
Quotidien

Chronique d'un Untermensch ordinaire

(Je tiens à préciser que je ne connaissais pas la signification du terme "Untermensch" avant cette critique). Bourdieu à dit un jour en parlant des médias "Vous avez vu le physiques des animateurs...

Lire la critique

il y a 5 ans

60 j'aime

1

IbraTV
Arthur_Bottein
10
IbraTV

Reconcilier les intellectuels avec les masses populaires (bourdieu 2.0)

2016 fut une année marqué par le populisme (élection de Trump, Brexit),la menace d'une bête immonde (d'où peut jaillir un ventre fécond) est de plus en plus présente Pourquoi me diriez vous ? Une...

Lire la critique

il y a 5 ans

30 j'aime

2

Valerie Damidot (Single)
Arthur_Bottein
10

Le retour du roi

Fruit du métissage entre le Sud de la France et ses Ardennes natale, les "expériences" de Léo Roi se caractérise par un savoureux mélange de Zouk de RnB de pop et de house. A travers ses sons, le...

Lire la critique

il y a 5 ans

14 j'aime