Critique très rapide, ça n'est pas vraiment dans mes habitudes:
le principal défaut du film est son intensité assez inégale : il n'y a seulement que 3-4 scènes (dont la fin) qui haussent clairement le film et le portrait de Fonso (et non pas "Capone" bien que ce choix soit assez intéressant et discutable). Techniquement, c'est assez au point : la première heure est intéressante, les trois quarts d'heure restants sont plutôt mal rythmés. La photographie ne prend pas de risque, c'est assez classe, on se focalise assez facilement (et c'est compréhensible dans le contexte) sur le faciès d'un Tom Hardy au départ étonnant, puis rapidement convainquant et spectaculaire (peu de commentaires à faire sur le cast, si ce n'est que Linda Cardellini est toujours au top). Quelques plans illustrent efficacement l'horreur des hallucinations.
Contrairement à la plupart des critiques faites sur le film, je pense que ça fait du bien d'avoir un nouveau point de vue sur les portraits des gangsters, de redonner une nouvelle vie au genre : ici, on ne s'intéresse pas aux jeunes et glorieuses années de Scarface mais on illustre la démence, la fragilité de l'être, avec une certaine nostalgie. Le portrait de la vieillesse est touchant et j'imagine que les notes attribuées à Capone relèvent davantage de cette déception/frustration de ne pas voir un film de gangster traditionnel. C'est dommage car ce portrait proposé reste, en tant que tel, plutôt agréable et assez efficace.