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Encore un film à twist qu'il est nécessaire de ne pas dévoiler dans cette critique, même si les habitués du genre verront tout de suite vers quoi cette histoire de MST un peu crade se dirige inévitablement.

Le film d'England se concentre ainsi sur la lente, mais inéluctable, détérioration de son personnage principal, liant son corps à son environnement : à mesure que ce dernier lâche - perte de sang conséquente, yeux qui jaunissent, dents qui tombent... - les personnes de l'entourage de Samantha vont la laisser tomber, s'en éloigner (voire essayer de la tuer).

Ce lien fait de Contracted une fable tordue sur l'exclusion, sociale et émotionnelle, qui présente une galerie de personnages tantôt haïssables tantôt pathétiques mais tous communément aveugles au pourrissement physique de Samantha : ils sont tous absorbés par eux-même (la mère est une bigote persuadée que sa fille se drogue, sa copine est une lesbienne-hipster se définissant à contre-courant du monde entier, un autre est amoureux d'elle et incapable de voir la réalité sous son nez...), ne prenant jamais en compte l'état alarmant de Samantha et préférant y voir un reflet tordu d'eux-mêmes.

Le film d'England rappelle furieusement un autre film d'horreur indépendant sur le même thème, May de Lucky McKee, sans jamais y faire une référence directe. C'est d'ailleurs là l'une des grandes qualités du film : il est absolument vide de tout aspect référentiel à un autre film, de toute citation tarantinesque qui gangrène les films d'horreur de jeunes réalisateurs aujourd'hui - une façon de masquer leur inexpérience ou leur manque flagrant d'idées originales (Hobo with a shotgun, à tout hasard).

England filme de manière très naturaliste des scènes criantes de vérité (la soirée un peu glauque du début, les engueulades de couples...) et si tout va bien, on devrait revoir la superbe - du moins au début du film - Najarra Townsend, qui interprète Samantha, dans d'autres productions tant tout le film repose sur son excellente prestation (tout comme Angela Bettis dans May).

Malheureusement, ce Contracted n'a aucun date de sortie sur notre territoire - ni en salles ni en vidéo - et n'est trouvable que par des voies... détournées. Il n'y a plus qu'à espérer que le prochain film d'Eric England remporte un peu de succès pour voir cette péloche ressortir un jour...

octolhu
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à ses listes Petit budget, grandes idées et L'Etrange Festival - 2013

il y a 8 ans

4 j'aime

Contracted
el-thedeath
7
Contracted

La mort d’une demoiselle en détresse

- Dur la MST - Après avoir passé la nuit avec un inconnu, Samantha ressent des troubles inexpliqués. Son corps se décharne, ses ongles s'arrachent... Persuadée d’avoir contracté une maladie...

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il y a 8 ans

16 j'aime

1

Contracted
Skritz
2
Contracted

Protégez-vous... Et de ce film également !

Alors, le pitch est simple, lors d'une soirée une fille se fait droguer et violer. Le lendemain elle se réveille la culotte en sang et des veines toutes noires jusqu'au milieu du ventre. A ce moment...

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il y a 5 ans

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Contracted
Rick_D__Jacquet
8
Contracted

Un film viscéral, prenant, certes limité par son propre pitch, mais qui nous happe véritablement.

Le cinéma d’horreur a toujours fonctionné par cycle. Les zombies, les films de torture porn, les slashers. Depuis quelques temps, outre les films de tortures, les remakes pullulent sur nos écrans...

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il y a 8 ans

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1

Stranded
octolhu
2
Stranded

Stranded

Critique publiée précédemment sur www.theindiecave.wordpress.com Ecrire une critique à chaud n'est jamais une bonne idée, tout bon rédacteur vous le dira. Trop d'animosité gratuite ou trop...

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il y a 8 ans

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Haunter
octolhu
4
Haunter

Haunter

Sorte de croisement maladroit entre deux chefs d’œuvres inaltérables, soit Un jour sans fin d'Harold Ramis et Les Autres d'Alejandro Amenabar, le nouveau de Vincenzo Natali (l'excellent Splice)...

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il y a 8 ans

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God Bless America
octolhu
8

God Bless America

L’affiche française de "God Bless America" fait le lien entre le film et la série "Breaking Bad", sur la seule base de la tumeur (1) du héros. Et comme c’est bien souvent le cas, l’équipe marketing...

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