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Ce film est magnifique...
C'est une ode à la sensualité, qui se cache dans des "détails", tous concourrants à nous emmener dans cette belle histoire singulière :
- des images très belles, lumières subtiles et dosées, même osées certaines fois.
- une attention particulière aux sons, aux respirations, celles des animaux, celles des hommes, aux chants des oiseaux, le murmure d'un ruisseau, le souffle du vent sur les arbres, aux bruits de la ville, aux silences... Cette bande son, pas si pleine de musique (le défaut d'aujourd'hui à mon sens) emporte aussi l'adhésion aux personnages, à leurs respirations... les souffles des cerfs, celui des vaches qui attendent avant l'abattoir sont un écho à ceux suspendus, tendus, émus des êtres humains
- des couleurs, le blanc immaculé de l'appartement de Maria, celui de la neige, contraste avec les verts intenses de la forêt, le blanc de de l'abattoir vide, les rouges, le soleil, les camaïeux de marrons chez Endre... comme une réminiscence de Peter Greenaway, en filigrane... encore une façon de placer les personnages dans une réalité...
- les gros plans : sur les yeux des vaches, sur les visages des humains, le détail d"une main morte, d'une lèvre trop maquillée, d'un geste trop appuyé, d'un sourire ému, d'un son répété, d'une main écrasant une assiette de purée,
Le rythme est lent, comme va l'être cet amour un peu fou, entre deux "empêchés", en tout cas les plus flagrants, car finalement tous tout autour le sont aussi, entre deux vies que le film dépeint par petites touches. On ne saura pas tout, on ne comprendra pas tout de ce qu'ils sont, l'un et l'autre, mais suffisamment pour croire, juste croire, que oui ils rêvent de la même chose, et que cela les unit, avant tout le reste.
Petit bémol dans le scénario : la pseudo enquête sur un vol de poudre aphrodisiaque, qui aurait provoqué une partouze nocturne et non voulue dans l'équipe. C'est le prétexte qui déclenche la révélation de ce rêve commun, mais c'est resté artificiel pour moi...
Un vrai moment de cinéma, une belle histoire, des acteurs formidables, en finesse, en justesse, une langue inconnue et si belle à entendre, une réussite pour moi... (je ne connaissais pas du tout cette réalisatrice)

Comtesse
8
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