Une histoire qui a du chien !

Avis sur Cruella

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Film aseptisé faussement anarchiste diront certains, origin-story non nécessaire diront d'autres... Au final, je ne dirai qu'une chose à toutes les mauvaises langues qui conspuent ce film : Allez vous faire foutre (Comment ça, cette punchline est licenciée ?)

Car ce live-action centré sur les origines de Cruella, un des plus grands antagonistes Disney, est mon coup de cœur ultime de toutes les créations de ce genre-ci de la firme aux oreilles rondes. Je n'irais pas jusqu'à y inclure toutes les créations tout style confondu cependant, ne forçons pas.

L'exercice était ma foi curieux et intriguant : Concevoir une genèse à un être machiavélique désirant massacrer de pauvres chiots pour se les mettre sur le dos, il faut dire qu'il allait en falloir, de l'inventivité. Pour commencer, le premier bon point est d'avoir modernisé le récit, mais d'être resté logique dans le choix de la période. Pas de récit se passant de nos jours, et donc pas de réseaux sociaux ou autres thématiques de notre temps pour offrir une vision aseptisée et trop actuelle. Il fallait être malin et prendre une période clé et légendaire : les années 70, à Londres et en plein cœur du milieu de la haute couture. Et c'est alors un festival de mise en scènes colorées et de tenues sublimes et bien désignées, le tout sur fond de musiques punk rock, dévalisant allègrement toutes les chansons phares de cette époque.

Car le choix de la B.O fait partie du deuxième bon point qui amène à créer un rythme dynamique à toute la série d'aventures de Cruella, nous faisant presque taper du pied. À côté de ça, l'excellente performance de Emma Stone nous ferait presque voir s'y miroiter Joaquin Phénix incarnant un certain homme souriant... Bien sûr, nous sommes ici loin du contenu politique d'un Joker, mais on y retrouve quand même une lutte (certes animée par la vengeance) acharnée entre deux visions de la haute couture avec d'un côté une Baronne symbolisant un système élitiste et presque conservateur contre la fougue d'une jeunesse rebelle personnifiée par Cruella.

Ce qui me fait aimer Cruella, c'est quand on se rend compte que OUI, il est encore possible de concevoir de bons films live-action avec une âme et une vraie direction artistique derrière, qui ne soit pas un simple suivi à la lettre de l'histoire originale comme Le Roi Lion, ou un rendu blockbuster sans une once d'art comme Mulan.

L'espoir est désormais permis d'espérer une suite à la hauteur, et peut être une éventuelle prise de conscience et de risque pour les futures adaptations.

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