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Bon, il faut admettre, à la décharge du film, que la bande-annonce était relativement mauvaise. On avait le côté esthétique de Burton, la pléiade d'acteur habituels (plus quelques nouveaux mais qui avaient le "look burtonien"), l'histoire fantastico-chelou (etc) mais on se sentait en terrain connu, entre les Visiteurs et une comédie familiale américaine de base. Alors fatalement, ça motive pas tellement. Mais bon : un Burton est un Burton, et je me devais quand même d'aller le voir au cinéma.
A la décharge de mon jugement cette fois, j'avais entendu tellement de gens dire leur déception plus ou moins grande (cf les autres critiques sur la page) et j'étais encore traumatisé par "Alice in Wonderland" ( une critique en trois mots : c'est une merde) et j'avais vu deux ou trois fois la bande-annonce, avec une appréhension croissante. Donc je suis sans doute un peu indulgent.

Dark Shadows n'est pas le meilleur Burton, loin de là. On est loin d'Edward Scissorhands ou du Nightmare before Christmas (référence absolue) ou même de Corpse Bride (que j'ai revu il y a peu et qui n'est pas top en français). Mais c'est quand même sacrément marrant. Le deuxième degré est assassin et il y a même une profondeur intéressante, avec l'idée (majeure dans Sweeney Todd) qu'il n'y a pas -ou presque- de personnage entièrement positif. Barnabbas est sympathique, touchant et drôle par son décalage, mais c'est aussi un coureur de jupons cynique, un obsédé sexuel et un meurtrier sanguinaire. Et c'est ça qui est intéressant dans le film : le balancement constant entre l'humour et la légèreté (le passage sur les "balloches" est irrésistible) et de vraies scènes d'horreur.

Reste à aborder le cas particulier de la fin du film (aucun spoilers, je vous rassure). Il semblerait que notre cher Tim ait, à son tour, été contaminé par ce qu'il convient désormais d'appeler le "Syndrome Kaboom". Pour faire simple, un cas de "Syndrome Kaboom" (qui fait référence au film du même nom, de Gregg Araki, sorti en 2010) peut être diagnostiqué quand un film prend, à l'approche des vingt dernières minutes, un tournant totalement inattendu et loufoque, multipliant les coups de théâtre à la "Deus ex machina" sans aucun souci de réalisme apparemment. C'est maintenant le genre de choses auxquelles je me prépare, j'ai donc accepté sans trop de problème la fin extrêmement... déconcertante de Dark Shadows. Ceci dit, ce n'est pas sûr que la magie fonctionne de même au deuxième visionnage, et c'est tout à fait compréhensible que ce genre de retournement de situation en ait rebuté certains.

Sur ce, allez le voir. Il est quand même bien marrant.
Ruhenheim
5
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