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District 9 par L'Homme Qui Lit

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Ok, c'est vrai, je suis allé voir District 9 avec beaucoup d'a priori, et une féroce volonté de casser un film dont j'étais certain qu'il allait me décevoir. Ironiquement, j'ai été très déçu, mais déçu de ne pas être déçu, si vous voyez ce que je veux dire. Enfin, si vous comprenez. Bref.

District 9 c'est donc le film du moment, le truc dont tout le monde parle, que tous vos contacts sur Facebook et sur Twitter sont allés voir (et pas que les homos, comme pour le dernier Honoré), et qui semble quand même satisfaire une grosse majorité des spectateurs. Vous me direz, Bienvenue chez les Chtis aussi, et ce n'est pas une gageure. District 9, il fallait donc que j'aille le voir, et même si j'ai échappé totalement au buzz parait-il super agencé (mais bon, moi je fais attention à rien alors...), j'avais envie. La bande-annonce, sûrement. Le scénario-métaphore, aussi.

Pour une fois, l'histoire ne se passe pas sur le sol américain, et ça fait plaisir. Depuis 20 ans, un immense vaisseau extraterrestre s'est arrêté au dessus de Johannesbourg en Afrique du Sud. Une fois le contact établit, les "aliens" ont étés parqués dans un camp temporaire, qui est devenu de moins en moins temporaire, pour se transformer en immense bidonville, comme c'est véritablement le cas à Johannesbourg. Ces aliens, ils ne parlent pas notre langue mais manifestement la comprennent, et réciproquement. Pour gérer leur présence sur terre, enfin sur un morceau de terre, une grosse multinationale les encadre avec force, la MNU.

Alors que la présences des aliens dans ce district 9 commence à poser problème (violence, insalubrité, etc), la MNU et le gouvernement décident de transférer les "crevettes" comme on surnomme les aliens, vers un nouveau camp fait de tentes, à environ 200km de là. Environ 2 millions d'aliens. Seulement voilà, dans les équipes de la MNU chargées de notifier aux aliens qu'ils seront expulsés dans 24h, un des administratif va par accident recevoir un fluide aussi étrange que dangereux au visage. Progressivement, il va commencer une transformation de son ADN, qui va se combiner avec celui des aliens... Il devient alors l'homme à attraper vivant pour sa multinationale, puisqu'il peut activer les armes des aliens qui ne fonctionnent qu'en reconnaissant leur ADN...

Bon c'est vrai que, raconté comme ça, l'histoire est un peu compliquée et ne donne pas forcément envie. Pourtant, si le film est loin d'être transcendant, il se défend bien dans toutes les catégories dans lesquelles il joue, que ce soit dans l'aspect mi-documentaire mi-film, dans le fond du message porté par son scénario, ou le film n'est qu'une métaphore de la ségrégation faite par l'Afrique du Sud aux immigrés des pays frontaliers (thème malheureusement assez universel), ou encore dans la catégorie du film d'action, puisque le film aligne quelques bonnes scènes bien explosives comme il se doit.

Regardez la bande-annonce, et si vous n'êtes pas dégouté ou totalement démotivé après l'avoir vu, alors vous pouvez aller en salle assez serein : vous devriez aimer.

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