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Critique rédigée en juin 2019

Inspiré de la pièce éponyme (1954) par l'écrivain américain Reginald Rose, s'étant inspiré de sa propre expérience après avoir été juré dans une affaire similaire à celle évoquée, 12 hommes en colère, sorti en 1957, est une première pour la chandelle américaine Sidney Lumet, avec Henri Fonda dans le rôle principal.

Ce huis clos narre le débat entre douze jurés pour décider du destin d'un jeune immigrant accusé du meurtre de son père. Bien que onze d'entre eux soient favorables à la potence, le douzième, Mr Davis, ne cautionne pas leur choix et justifie son opposition par le manque de preuves. L'unanimité étant nécessaire dans chaque cas, il doit convaincre les onze autres hommes de l'innocence de l'accusé afin de l'épargner...

La puissance du scénario du film se concentre sur les différents préjugés de l'homme sur l'apparence de l'étranger. Surtout, nous remarquons la tendance des hommes à ne pas prendre compte de la valeur d'une vie afin de satisfaire ses désirs.

En l'occurrence, certains jurés se lassent du débat afin de rejoindre un match de baseball, d'autres souhaitent rendre le verdict plus simple en sacrifiant la vie de l'adolescent.


À travers des dialogues sobres et souvent fascinants, chaque preuve accusant le jeune homme sont examinées, afin de démontrer qu'elles sont infondées et que l'usage de la peine de mort serait alors une grave erreur judiciaire. Le personnage principal (l'attachant et sincère Henry Fonda) accuse la justice et l'idée d'une société idéale, ayant tendance à utiliser la peine de mort de façon scandaleuse et sans preuves suffisantes.
Chaque personnage finit par révéler sa vérité et son appartenance sociale pour justifier ses préjugés contre l'accusé.

Le cas le plus discutable est celui du dernier juré à déclarer "non coupable", dont les dernières images révèlent la cause de cette haine envers l'accusé. La photo du père et du fils qu'il déchire avant de fondre en larmes démontre qu'il a lui-même des relations compliquées avec son fils.


Au final, chacun ressort transformé de cette heure et demie de débat, nous poussant à remettre en question notre vision du monde et des gens qu'on ne connaît pas. Le cadrage, l'atmosphère humide et tendue du lieu de débat et la rigueur incomparable du jeu de Henry Fonda font que je ne peux que m'incliner devant la grandeur d'une telle réflexion sur l'humanité.
À Lumet la potence, puisqu'il est "innocent tant qu'on n'a pas prouvé qu'il est coupable".

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