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Elle par OrCrawn

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La bande d'annonce m'avait fais hurler sur mon siège pour beaucoup de raison. Au hasard la représentation du viol. Genre au hasard. (Ça devient un poil récurrent chez moi, essayons de revenir à quelque chose de plus formel, ok ?).

Michèle est une femme d'affaire qui est violée un jour par un inconnu en laissant entrer son chat (personne, jamais ?), mais, comme son père est un tueur de masse, elle décide de ne pas en parler à la police, d'effacer les preuves et de continuer à bosser un se tapant le mari de sa meilleure amie et associée tout en ayant des problèmes relationnels avec à peu près tout le monde. À un moment elle retrouve son violeur et décide d'avoir une relation chelou avec lui (personne, jamais ?).

Le problème, la raison pour laquelle ce film acclamé ne m'a pas plut n'est pas l'histoire. Pas seulement l'histoire.

Elle, comme son nom l'indique, est un film centré sur un personnage unique. Les autres personnages ne sont que des sortes de faire-valoir. On en retire quelques moments gênants mais surtout beaucoup de frustration devant des situations relevant d'une incohérence profonde. D'énormes erreurs de cohérences internes profondes.
Si les géographiques ou matérielles peuvent être du domaine de la diégèse, les réactions de certains faire-valoir oscille entre la débilité crasses et l'inconsistance totale, comme des pantins s'agitant au bout d'un scénario mal ficelé.
C'était un choix audacieux, mais un choix qui laisse un mauvais goût dans la bouche tant on a eu l'impression de voir un bal de monolithes auxquels il arrive des choses.
Il reste pourtant quelques morceaux de temps à autre d'un humour bien noir et bien poisseux : des trouvailles, des idées ; des vannes bien mordantes que l'on met de côté pour les débats houleux. Huppert était un bon choix de casting, mais le surjeux de certains acteurs, et je pense à Richard Berling en disant cela, ne l'aide pas vraiment à tenir le film. Brecht disait que les seconds rôles sont importants pour permettre aux autres de briller, celui là gâche ses scènes.

Et c'est d'autant plus dommage que Verhoeven est un réalisateur qui fait preuve d'un formalisme exquis dans ses compositions, ses atmosphères et son rythme. Oscillant entre le polar et la comédie bourgeoise, il y a sous la montagne de défaut un cœur cinématographique qui bât avec passion.
Peut-être que diriger des gens dans un français approximatif, peut-être que se baser sur un scénario traduit ; peut-être que diriger un mauvais Chabrol était une mauvaise idée ?

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