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Avis sur Fast & Furious : Tokyo Drift

Avatar Gothic
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Rapidement et furieusement, tant qu'il me reste quelque chose de ce Tokyo Drift - moins de 24 heures après l'avoir subi donc - je m'empare du bloc-notes Windows afin de partager mes (mauvaises) impressions sur ce troisième volet de la saga Fast & Furious, le premier réalisé par Justin Lin.

KAIDO EMPOISONNE
Mon dernier film visionné avant Tokyo Drift est Avatar. Voir l'oeuvre de Lin juste après celle de Cameron permet de relativiser sur ce qu'est un scénario véritablement crétin (ou absent). Vous allez me dire que c'est facile de s'attaquer à l'histoire d'un film de ce genre. Je vous répondrai (oui je fais mon dialogue tout seul d'abord) que j'ai beau ne pas être ultra exigeant concernant ce paramètre, il faut tout de même que le peu que l'on nous donne se tienne un peu. Je ne sais pas, qu'il y ait un semblant de cohérence, et donc de crédibilité. Evidemment, c'est loupé. En cause également, une réalisation très inégale, alternant certains plans de course réussis et véritables fails artistiques et techniques. La première course est d'ailleurs assez risible, tant on a l'impression que tout se passe à deux à l'heure. Une histoire improbable, d'ailleurs on n'y croit pas un seul instant (voire on s'en fout) et des acteurs qui en font des tonnes pour pas grand chose au final - mention au bad guy qui a l'un des fronçages de sourcils les plus impressionnants qu'il m'ait été donné de voir, Matt LeBlanc a du sou(r)ci(l) à se faire. Beaucoup de potentiel gâché, tant l'univers du drift peut s'avérer passionnant...à condition de ne pas trop dériver, bien entendu.

DES RATAGES. UN CON TROP LAID
Pas forcément extatique à l'idée de retourner dans l'univers tuning et action de la série, je dois dire que j'étais quand même tout gai à l'idée de mater du touge. Un Fast & Furious moins américain, une promesse qui, malgré le décor, n'est pas vraiment tenue, et pour cause. Tout commence avec un héros insipide, inintéressant, et un acteur qui n'en est pas vraiment un. D'ailleurs je ne me rappelle même plus de son nom, et j'avoue n'avoir même pas envie de le rechercher. Tout ce que j'ai retenu, c'est qu'il ressemble à une sorte de Kiefer Sutherland avec 25 balais/kilos de moins, et surtout, sans la classe de celui qui fut membre de la CTU de longues saisons durant. Ajoutez à cela un Bow Wow...nan, en fait, tout le casting. Vraiment, rien de bon. Si seulement on avait au moins de belles courses et rien d'autre. Mais non, Lin cherche à densifier son histoire, et explore à peu près tous les clichés possibles et imaginables, en plus de proposer une intrigue méga (supra même !) prévisible. Au final, on reste sur le bas-côté et on observe la lente sortie de route, une heure trois quarts durant.

Si j'étais mauvaise langue, je dirais que quand un réalisateur comme Justin Lin s'essaie au tuning et à la course, on obtient de la fibre de cabrón. Un comble. Mais je préfère attendre de voir les suivants, je veux y croire. Et puis dans Tokyo Drift, on a tout de même droit à un clin d'oeil sympa de Keiichi Tsuchiya, THE Drift King. Si on ajoute quelques plans potables et de belles caisses, on arrive à un (mauvais) divertissement, à savourer de préférence avec un paquet de Dori(f)to.

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