Mange-moi l'Petrus

Avis sur Feed

Avatar Zogarok
Critique publiée par le

Un policier australiens axé sur les crimes sexuels s’introduit dans le monde du »feederisme », une relation à caractère sado-maso où une victime consentante se trouve gavée et engraissée par son nourrisseur (probablement jusqu’à la mort). Pour les feeders de ce monde, Feed est le premier à évoquer leur passion. Pour les autres, ce sera probablement une simple fiente transgressive.

Le film de Brett Leonard (Le Cobaye, Souvenirs de l’au-delà) est odieux et audacieux, mais c’est surtout un désastre, notamment sur le plan technique. On a l’impression d’assister à un épisode musclé et fauché des Experts virant au n’importe-quoi. Tous les clichés ringards, dans la structure et les manières, sont de la partie, avec le lot de dialogues emphatiques de nanars gênants par leur profusion d’insanités creuses.

On patauge avec les traumatismes enfantins du méchant, l’enquête remontant vers la source du mal et découvrant l’étendue des horreurs du sujet, l’attraction maladive du chercheur, dégoûté mais envoûté, etc. D’un autre côté, nous avons ce pervers se prenant pour un architecte visionnaire et s’étalant sur sa métaphysique du surpoids.

Feed ne rate rien, exploite tout le ridicule de sa substance, cette sombre série B racoleuse se permettant ainsi une référence à l’affaire des cannibales homosexuels allemands, sur le mode grotesque (« je veux être mangééééé!!!!!! »). Toute cette sorte de folie morale et de folklore bouffon débouche sur un dernier tiers haut-en-couleur dans l’antre de la bête et son objet immonde, la truie dépendante en mal d’amour. Hallucinant et débile avant tout.

Autres films de Brett Leonard :
http://www.senscritique.com/film/Le_Cobaye/critique/31800582

https://zogarok.wordpress.com/2015/02/02/feed-2/

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 675 fois
4 apprécient

Zogarok a ajouté ce film à 8 listes Feed

Autres actions de Zogarok Feed