Glass, l'homme incassable et la bête (entre autres...) sont dans un asile.

Avis sur Glass

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L'intrigue de Glass se situe dans la foulée de Split. David Dunn - l’homme incassable - poursuit sa traque de La Bête, l'un des surnoms donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. Il l'affronte dans un entrepôt.
Tous les 2 se retrouvent enfermés dans un asile en présence de Elijah Price, le criminel aux os de verre qui s'est attribué le patronyme de Glass.

Glass est le troisième et dernier volet de la trilogie entamée par M.Night Shyamalan il y a 19 ans avec Incassable, poursuivie en 2016 avec Split.

Glass est de très loin le moins réussi des films de la trilogie.

SPOILERS

Du point de vue du script, le réalisateur a eu l'ingénieuse idée de prolonger l'action de Split, faisant débarquer Dunn, l'homme incassable, comme le "limier free lance" doté des moyens susceptibles de neutraliser la bête, l'une des 23 personnalités de Kevin Wendell. A la suite d'un combat dans un entrepôt, quatre jolies filles déguisées en majorettes/pom pom girls sont libérées. Dunn et Kevin Wendell sont internés dans un asile de Philadelphie où ils retrouvent un Elijah Price apparemment complètement éteint et toujours aussi fragile.

Le film va alors sombrer dans un "grand débat" arbitré, non par Macron, mais par le docteur Ellie Stapple. Commencent alors des dialogues interminables entrecoupées des singeries bipolaires répétées de Kevin Wendell/La bête. Bon désolé, mais même si cela semble beaucoup amuser James Mc Avoy, ses changements de tons dus à ses multiples personnalités et ses démonstrations musculeuses (proches de celles de Hulk) m'ont rapidement insupporté et ont fini par me faire perdre pied dans un film qui n'avançait plus.
Elijah Price est toujours aussi amorphe (finalement c'était un rôle plutôt cool pour Jackson) tandis que Dunn, seul personnage pour lequel ont peut ressentir un peu d'empathie est toujours aussi peu communicatif et quasi mutique. Dommage pour Bruce Willis qui avait peut être là l'occasion d'arrêter d'accumuler les bouses qui sortent directement en DTV.

La deuxième partie du film est pire, Shyamalan rattrapé par ses démons, sombre dans l'improvisation la plus totale.
Une alliance de circonstance s'est créée entre Glass et Wendell genre "la tête et les jambes".
Partis pour faire sauter la tour Osaka de Philadelphie, les trois supposés super héros n'iront pas plus loin que la cour extérieur de l'asile pour s'affronter...enfin surtout Wendell et Dunn parce que Monsieur Glass peut se casser le genou rien qu'en éternuant dans son fauteuil pour paraplégique.

La fin du film complètement hors sol que je ne dévoilerais pas est risible mettant ses trois personnages sur un pied d'égalité dans le cadre d'un grand plan de réhabilitation (?) des super-héros complètement régressif. Dunn, seul personnage qui n'a pas d'hostilité pour ceux qui l' environnent est un autiste profond tandis que ses 2 comparses rivalisent d'ingéniosité pour s'en prendre au genre humain.

Leur destinée tragique commune puisqu'ils seront physiquement éliminés tous les trois par une organisation anti super-héros m'était devenue indifférente, Shyamalayan ayant échoué à donner de la profondeur à ses personnages trop caricaturaux ou trop peu expressifs.

Pour moi, Glass, inférieur à Split alors qu'il en reprend quelques ficelles, est un gros et long ratage (2h10), la faute essentiellement à un scénario bâclé .

Au casting on retrouve notamment James Mc Avoy (Kevin Wendell/la bête et beaucoup d'autres), Bruce Willis (Dunn/l'homme incassable), Samuel Jackson (Eljah Price/Mr Glass) et Ana Taylor-Joy (Casey Cooke).

James Mc Avoy devrait arrêter la muscu....

Ma note: un petit 5/10

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