Où Gojira, j'irai !

Avis sur Godzilla : Resurgence

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C'est un fait je voue une certaine admiration à Hideaki Anno, aussi bien pour ses productions animées que ses films-live (oui, même Cutie Honey mais c'est bien plus pour les fous-rires qu'il me procure que pour le reste je l'avoue). Et j'aime Godzilla, la créature, les films, les messages que chaque film essaient de faire passer et ce même si je n'ai pas (encore) vu tous les films du monstre sacré, vous pouvez me jeter des tomates.

Alors que donne cette confrontation entre deux géants japonais ?

Cela a déjà été dit mais oui sur tout le film plane la catastrophe de Fukushima, comme celle Hiroshima pour le premier Godzilla, c'est indéniable et même si la dite catastrophe n'est jamais évoquée il en est fait mention de façon indirecte. Shin Godzilla et celui de 1954 sont donc liés d'une certaine façon.

Oui dans ce film Anno dresse un portrait peu flatteur de l'administration, l'incapacité de ses dirigeants à prendre des décisions efficaces et la perte de temps engendrée par toute une ribambelle de réunion en est la preuve mais selon moi, au-delà de dénoncer un système ankylosée dès qu'il s'agit de prendre des décisions importantes le réalisateur se permet de rendre les personnages qui la compose bien plus humains. Le doute, la peur, les questionnements font partie intégrante des hommes et dans ce film l'administration est représentée de façon plus intime qu'à l'accoutumée, Anno nous conte l'histoire d'hommes et de femmes confrontés à un problème de taille, un problème inédit qu'il va falloir résoudre.
Non sans humour puisque le film en est bourré, il y a la scène des photocopieuses bien sûr mais aussi toutes les petites piques lancées lors des réunions.

Et la créature dans tout ça ? Je dois avouer qu'elle à un certain charme, si je ne me ferais jamais à sa première apparition dans le film (je ne veux pas spoiler mais je l'ai trouvée très « bizarre ») il faut avouer que ce Godzilla à de la gueule (si vous me permettez l'expression), imposant et lent, un visage d'une horreur folle. Si vous avez regardé les différentes bande-annonce vous savez que le géant se pare de rouge mais aussi de violets.
Passons donc aux fameuses scènes de destruction : Shinji Higuchi est un pro des effets spéciaux il faut l'avouer, si son Godzilla est de toute beauté les destructions d'immeuble ou de maisons par le géant sont très bien réalisées. Magnifiées par la musique de Shiro Sagisu qui jongle entre morceaux déjà entendus mais remis à jour (je pense à ce morceau en particulier : Les Tambours !) et morceaux inédits comme le titre Persecution of the Masses, un petit bijou ! Mais reprend aussi une partie de l'ost du premier film, toujours bien placés dans le film.

Tout était réuni pour nous offrir un très bon film et le résultat est bel et bien là, Hideaki Anno impose sa vision tout en se rapprochant autant que possible du film originel. Un film verbeux qui ne plaira pas à tout le monde mais qui à le mérite de proposer quelque chose de différent.

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