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Henry V par CVOR

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Lawrence Olivier, fut l’un des seigneurs du cinéma britannique et international avec pas moins de 11 nominations aux Oscars (Meilleur Acteur, Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Second Rôle) dont 3 remportés (Oscar d’Honneur, Meilleur Acteur, Meilleur Film) entre 1939 et 1978. Une carrière emblématique et pleine de noblesse qui sera marquée par la trilogie Shakespearienne qu’il portera lui-même à l’écran, en tant que réalisateur et comédien principale. « Henry V », « Hamlet » et « Richard III », formeront cette triade, 14 ans après que le comédien se soit forgé un nom aux lettres d’or dans le monde du cinéma.

C’est le Premier ministre britannique Winston Churchill en personne, qui demanda en 1943 que le comédien soit libéré de ses fonctions au sein de la "Fleet Air Arm" de la Royale Navy Britannique pour pouvoir produire « Henry V ». Alors que les Alliés britanniques affrontent héroïquement, mais très épuisés le régime nazi d’Hitler, Churchill, souhaite que ce film insuffle le courage, l’ambition et la foi qui ont su animer le cœur des hommes historiques et conquérants de l’empire anglo-saxon.

Pour maintenir la flamme qui anime la dévotion des soldats et du peuple anglais, à travers cette Seconde Guerre mondiale déchirante, il ne fallait pas moins, que ce référé aux écrits du dramaturge et poète le plus célèbre de la culture anglaise, William Shakespeare. La victoire étant proche mais non acquise, « Henry V » allait apporter avec intérêts sa force d’âme aux hommes et aux femmes qui se battent pour la liberté, à travers une adaptation des plus remarquables et respectueuse de l’œuvre originale.

Lawrence Olivier, ne lésina pas sur les moyens lors du tournage de cette œuvre, puisqu’il explosa le budget initial de près de 50% juste pour la bataille d’Azincourt. 475 000 Livres, firent dépenser, un budget colossal pour l’époque, qui estampilla cette superproduction comme la plus importante jamais réalisé.

« Henry V », s’ouvre sur une maquette sublime représentant le Londres du XVe siècle, puis enchaîne avec un récit qui ne dénigrera pas le fait que cette adaptation s’inspire du théâtre. Elle s’impose comme un spectacle de scène, qui dès son ébauche, définie les règles. Les spectateurs doivent laisser libre court à leur imagination, les décors et moments contemplatifs de l’histoire se révélant à leurs yeux comme des images aussi spectaculaires qu’ils estimeraient le souhaiter. L’idée de génie de Lawrence Olivier est de faire de son œuvre, un récit classique tout en proposant de le dérouler avec une touche de modernisme appuyée sur des décors artistiques sublimes. Passant de la maquette à la peinture, et du réalisme des faits historiques, aux codes des planches. Il instaure brillamment un style inédit et propose une tragédie spectaculaire, tant par la forme que par l’ambition, le regard d’un pur admirateur de Shakespeare se faisant clairement discerner.

Entre véritables chefs d’œuvre cinématographique, et respectueuse, adaptation théâtrale, ce film maîtrise parfaitement l’art de la mise en scène et des décors, contant une chronique spectaculaire, portée par un casting aussi légendaire que son fondement historique.
En 1947, soit 3 ans après la sortie initiale du film, Lawrence Olivier se vit remettre un Oscar d'honneur « Pour sa remarquable performance en tant qu'acteur, producteur et directeur du film. » Et les Alliés avaient défait le régime nazi.

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